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CEP Prédications
 
Vie brisée, vie restaurée

 

Jr 18.1-4 & Jn 4.15-18

Lecture 1

1 La parole qui s’adressa à Jérémie de la part du SEIGNEUR : 2 « Descends tout de suite chez le potier ; c’est là que je te ferai entendre mes paroles. »3 Je descendis chez le potier ; il était en train de travailler au tour.4 Quand, par un geste malheureux, le potier ratait l’objet qu’il confectionnait avec de l’argile, il en refaisait un autre selon la technique d’un bon potier.

Lecture 2

15 La femme lui dit : Seigneur, donne–moi cette eau, afin que je n’aie plus soif et que je ne vienne plus puiser ici.16 Va, lui dit–il, appelle ton mari et reviens ici.17 La femme répondit : Je n’ai pas de mari. Jésus lui dit : Tu as bien fait de dire : Je n’ai pas de mari.18 Car tu as eu cinq maris, et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari. En cela tu as dit vrai.19 Seigneur, lui dit la femme, je vois que tu es prophète.

Message
Nous voici à deuxième message consacré au thème : vie brisée, vie restaurée. Je bénis le Seigneur pour plusieurs témoignages que je ne cesse de recevoir montrant combien le Seigneur vous a parlé et a touché vos cœurs.

Je commence ce message par un court témoignage le parcours de la vie d’un jeune homme nommé Art E. Berg qui a expérimenté cette grande vérité que la vie brisée n’est pas la fin. Dieu restaure. C’est la raison pour laquelle nous parlons d’une vie brisée et d’une vie restaurée.

L’impossible prend juste un peu plus de temps

À 20 ans, j’étais aussi heureux qu’il est possible de l’être. Physiquement très actif, je participais à des compétitions de ski nautique et de ski alpin, en plus de jouer au golf, au tennis et au volley-ball. Je faisais même partie d’une équipe de bowling. Je faisais aussi du jogging presque tous les jours. Par ailleurs, comme je venais tout juste de démarrer une entreprise en construction de courts de tennis, mon avenir financier s’annonçait très prometteur. Pour couronner le tout, j’étais fiancé à la plus belle des femmes.

Puis survint la tragédie. Comme j’avais conduit déjà pendant huit heures de route je cédai ma place au volant à mon compagnon de voyage qui lui, s’était reposé. Après une heure et demie de conduite, mon ami s’endormit au volant. La voiture heurta violemment un pilier de béton, se souleva et fit plusieurs tonneaux sur le côté de la route.

Lorsque la voiture s’immobilisa, je n’y étais plus, j’avais été éjecté de l’auto et je gisais sur le sol, le cou cassé. J’étais paralysé à partir de la taille. Une ambulance me transporta à l’hôpital où un médecin m’annonça que j’étais maintenant tétraplégique. Je perdis dans cet accident l’usage de mes jambes et de mes pieds, de mes muscles abdominaux et de deux des trois principaux muscles thoraciques. Je perdis presque tout l’usage de mon triceps droit ainsi que mes épaules et mes bras et complètement l’usage de mes mains.

Voilà comment débute ma nouvelle vie.

Les médecins me dirent que je ne pourrais plus jamais travailler, que je ne conduirais plus jamais de voiture et que je dépendrais d’autrui pour manger, m’habiller et même me déplacer. Ils m’expliquèrent que je devrai renoncer au mariage car qui voudrait de moi ? Et ils affirmèrent que je ne pourrais plus jamais pratiquer aucune activité sportive quelle qu’elle fût. Pour la première fois de ma jeune vie, j’avais vraiment peur que leur pronostic soit vrai.

Durant cette période particulièrement éprouvante où je fus envahi par les ténèbres, le doute et la peur, ma mère vint à mon chevet et me chuchota : « Les choses difficiles prennent du temps…et les choses impossibles prennent juste un peu plus de temps.» Soudain, la noirceur qui m’habitait céda la place à la lumière de la foi et à l’espoir de jours meilleurs.

Ma mère a prononcé ces mots il y a onze ans. Aujourd’hui je dirige ma propre entreprise. Je suis conférencier professionnel et Auteur du livre ‘’Some Miracles Take Time’’. Je témoigne à travers le monde à de grandes entreprises, des associations nationales et à des groupes de jeunes. J’ai figuré dans le magazine Success parmi les gens qui avait fait un retour remarquable. Mes rêves ce sont réalisés non pas en dépit de ma situation mais peut-être grâce à celle-ci.

Depuis ce jour, j’ai appris à conduire, je suis parfaitement autonome et capable de prendre soin de ma personne. J’ai recouvré une certaine partie de ma sensibilité et de l’usage de mon triceps droit.

J’ai épousé cette femme merveilleuse, la plus belle des femmes et nous avons deux enfants qui nous comblent de bonheur. Je suis également revenu au sport. J’ai appris à nager, faire de la plongée sous-marine et à pratiquer le parachutisme ascensionnel. J’ai appris à skier et même jouer au rugby plein contact. Je participe à des courses et marathons en fauteuil roulant.

Pourquoi ai-je fait tout cela ? Parce qu’il y a longtemps, j’ai choisi d’écouter la voix de ma mère et celle de mon cœur, plutôt que le diagnostic pessimiste du personnel médical. J’ai décidé que je n’allais pas abandonner mes rêves à cause de mon état. J’ai trouvé une raison d’espérer. J’ai appris que les rêves ne meurent jamais à cause des circonstances. Les rêves naissent dans le cœur et l’esprit, et c’est seulement là qu’ils peuvent mourir. Car les choses difficiles prennent du temps et les choses impossibles prennent juste un peu plus de temps.

Art E. Berg

Un potier habile

L’Éternel apprend à Jérémie une meilleure leçon de la vie sur le principe d’une vie brisée et d’une vie restaurée. Il lui fixe rendez-vous dans la maison d’un potier. Le prophète trouve le potier ayant en main de l’argile en train de fabriquer un vase. Malheureusement, il fait une erreur et rate son vase. Sans se plaindre ni perdre patience, il reste dans l’atelier, il reprend l’argile du vase raté et il refait un autre vase. Cette fois, il réussit son opération.

Un cri qui déchire le cœur

Le v4 sous-entend un soupir du cœur du potier. Ayant fait un geste malheureux sans doute a-t-il poussé un grand cri : ‘’ Ah ! J’ai raté mon vase!’’ Différentes versions emploient des expressions qui disent la même chose : n’ayant pas réussi, ayant un défaut, etc. Tout ceci pour dire que le geste du potier était fait de bonne foi, mais malheureusement, il a brisé le vase. Chacun de nous a déjà, à un moment ou à un autre de sa vie, poussé un cri semble à celui d’un potier.

Le cri du potier est aussi ton cri :

- Ah ! J’ai raté mon enfance,

- Ah! J’ai raté mes fiançailles,

- Ah! J’ai raté mon examen;

- Ah! j’ai raté ma vie de femme.

- Ah ! j’ai raté l’examen pour avoir un bon emploi,

- Ah ! j’ai raté mon mariage

C’est toujours un cri de douleur que l’on pousse avec un cœur meurtri et des larmes aux yeux.

Ce cri est souvent accompagné de :

ü Remords et de chagrin

ü Honte,

ü Désespoir,

ü Dépréciation de soi

ü Auto-condamnation

ü Ramener dans son esprit tous les mauvais souvenirs des échecs, déceptions et paroles négatives entendues depuis des années,

Le récit de la Samaritaine illustre bien la condition des gens qui pousse un cri semblable à celui du potier ‘’ Ah ! J’ai raté ma vie ‘’. Cette femme voudrait vivre une vie normale selon l’éducation de ses parents : fonder un foyer, avoir des enfants, avoir des copines dans le village, etc. La Bible ne donne pas de détails pour en savoir plus sur son passé. Elle a fait le nécessaire pour garder un homme dans sa vie, chaque fois qu’elle aime, sa relation se brise. Elle est blessée. Une fois guérie, elle trouve encore une autre sollicitation, elle ouvre son cœur mais cela aboutit par une déception. Quel cycle interminable ! Probablement, elle est rendue à une quarantaine d’années, sa vie est un éternel recommencement.

La Samaritaine décrite dans l’Évangile de Jean est une femme dont la vie est empoisonnée par les déceptions. Elle est couverte de honte, personne ne veut être son ami, les gens dans le village parlent mal d’elle au point qu’elle vit en solo. Elle sort quand les gens font la sieste, elle est dans sa tente alors que les femmes du village vont au marché ou pilent au mortier. Elle meure à petit feu mais personne ne voit sa peine jusqu’au jour ou Jésus la croise au puits de Jacob. Par une parole, il creuse le mal qui rongeait son cœur.

Témoignage

Nous venons de loin

‘’Une femme est comme un sachet de thé ; on ne connaît sa force que si on la plonge dans l’eau chaude.’’ Nancy Reagan

Aujourd’hui, nous les femmes, possédons un réseau de contacts et d’entraide efficace mais quand je songe à ma mère…je me demande si j’aurais survécu à tout ce qu’elle a enduré à l’époque. En 1946, ma mère était mariée depuis sept ans avec mon père, et avait déjà quatre enfants actifs et turbulents. À peine âgée de six ans, j’étais l’ainée et les autres me suivaient de près. Nous vivions dans une vieille maison isolée.

Un jour ma mère était sortie chercher du lait pour le bébé née depuis peu. À son retour, mon père se tenait à une des fenêtres de l’étage, un fusil à la main. Il lui cria : « Si tu essaie seulement d’entrer dans la maison, je tire sur tes enfants.» Voilà comment il lui laissa savoir qu’il voulait divorcer.

Ce fut la dernière fois que ma mère vit sa maison. Papa l’obligea à partir sur-le-champ, avec comme uniques bagages les vêtements qu’elle portait, l’argent qui se trouvait dans son sac à main et un litre de lait. Si cet incident s’était déroulé à notre époque elle aurait pu recevoir de l’aide : un refuge pour femme en difficulté, un numéro de téléphone sans frais. Elle aurait eu un carnet de chèques et des cartes de crédit. Elle aurait pu se tourner vers sa famille sans honte aucune. Mais en 1946, rien de tout cela n’existait. Les gens mariés ne divorçaient pas. Elle se retrouva donc complètement seule. Mon père avait même réussi à se faire un allié du père de ma mère ; et mon grand-père maternel avait interdit à ma grand-mère de parler à sa fille et ça au moment où elle en avait le plus besoin. Ma mère avait un atout important, une bonne éducation et un diplôme en mathématiques.

Elle se rendit donc à la ville, s’installa au YWCA pour 1.50 $ la nuit et se nourrissait de sandwich et de café achetés dans un distributeur automatique. Elle commença donc à arpenter les rues afin de trouver un emploi. Pendant plusieurs jours qui se transformèrent en semaines, elle ne trouva rien : il n’y avait aucun emploi pour la femme à cette époque. Et un certain jeudi il ne restait plus qu’une seule agence de placement à contacter et moins d’argent dans les poches que les 1.50$ exigés pour sa chambre. Ce jour-là, elle essaya très fort de ne pas penser à l’éventualité de dormir dans la rue. Et lorsqu’on la fit venir pour l’interviewer, la dame lui dit : « Il y a toujours de l’ouvrage ici mais personne ne veut de ce travail, ou personne n’y travaille longtemps». Ma mère arracha la fiche des mains de la préposée et se rendit à l’adresse en question. Lorsqu’elle se présenta au directeur du personnel, il lui dit qu’elle pouvait commencer immédiatement et qu’il y avait beaucoup à faire. C’était le jeudi, jour de paie, et à l’époque la plupart des entreprises payaient à même la caisse, le jour même. Miraculeusement, ma mère reçut l’argent de ses cinq heures de travail. Une somme bien modeste mais suffisante pour tenir jusqu’au jeudi suivant, et ainsi de suite.

Ma mère travailla pour cette entreprise pendant 38 ans et gravit les échelons jusqu’à l’obtention d’un poste très respectable. Dix ans après la première journée de travail, elle acheta pour nous une maison dans la banlieue.

Dieu est fidèle dans les moindres détails de nos vies, « car l’Éternel, notre Dieu, est avec nous, comme il a été avec nos pères; il ne nous abandonne point et ne nous délaisse point» (1 Rois 8:57)

Pat Bonney Shepherd

Au rendez-vous de la restauration

L’Éternel enseigne à Jérémie que tout vase brisé (raté, manqué) peut être restauré. Tout dépend du potier. Tu es le potier de ta vie. Lorsque par un geste malheureux tu as raté le vase que tu fabriques, saches que dans la même ville, la même argile et dans le même atelier tu peux fabriquer un autre vase encore meilleur.

1- Dieu fixe rendez-vous à Jérémie chez le potier. Il s’agit d’un rendez-vous de révélation. Dieu parle de diverses manières. Cette fois, Jérémie vient en observateur dans un atelier de fabrication de vases. Il fait un constat extraordinaire. Le potier rate la fabrication d’un vase. Au lieu de s’énerver, récriminer contre l’argile, la chaleur du jour et les circonstances de la vie, il ne se plaint même pas. Il reprend le même geste, rassemble l’argile, met de l’eau, fabrique la pâte, la rassemble pour lui donner la forme d’un vase. Le potier habile croit en sa réussite.

2- Dieu adresse sa parole à Jérémie qui démontre que manquer un vase n’est pas la fin. L’avenir dépend du comportement d’un potier habile. Au lieu de fermer l’atelier, de jeter l’argile, le potier habile croit en lui et dans son potentiel de changer l’échec en réussite. Chaque fois qu’il reprend, Il dit encore une fois je vais réussir, encore une fois ça va aller, encore une fois j’aurai un bon résultat …

Il trouve sa force dans la méditation des promesses de restauration :

a- Oui, l’Éternel va consoler Sion, et, de ses ruines, il aura compassion ; il rendra son désert semblable au paradis. La steppe deviendra comme un jardin de l’Éternel. La joie et l’allégresse y régneront, et l’on y entendra de la musique et des chants de reconnaissance. (Es 51.3)

b- Et je restaurerai Juda et Israël. Je les rebâtirai comme ils étaient jadis, (Jr 33.7)

Le miracle du potier habile est de croire en lui : ‘’ je suis capable de m’en sortir ‘’. Chaque jour, je dis : le changement est possible, le changement est à la portée de la main. C’est ce qui le motive de reprendre les gestes : dans le même village, même atelier, même argile, il peut sortir le vase réussi. Dans son esprit, il ne voit pas le vase brisé mais un vase réussi. J’ai raté la première fois, la deuxième fois, je réussirai.

3- Le potier habite remporte la victoire sur le défaitisme.

L’échec fait mal au cœur et blesse l’orgueil de l’homme.

La douleur qu’il amène plonge celui qui a raté dans un deuil et le pousse à faire usage d’un langage négatif : rien ne marchera, ce désert ne finira jamais, je ne suis pas né pour réussir, dans ma famille personne n’avance dans la vie, etc.

L’Éternel interpelle Samuel au sujet d’un deuil, ‘’jusqu’à quand porteras-tu deuil de Saül’’. ((1Sa 16.1) L’Éternel ne veut pas que tu portes longtemps le deuil dans le désert et sur tout ce qui a raté dans ta vie.

Le potier habile se dit, que l’échec n’est pas permanant. Je changerai cet échec en réussite. Voilà pourquoi, il reprend le même exercice : l’argile recueillie du vase raté et il en fabrique un autre dans l’espoir de réussir.

C’est le même village de Samarie, que la Samaritaine évitait de croiser les voisins qu’elle peut sortir de rendre témoignage qu’elle a vu un homme extraordinaire qui a changé sa vie. N’est-il pas le Messie promis.

Conclusion


Une vie brisée, une vie restaurée !

Sur le chemin de ta vie, il y a bien des choses que tu as ratées qui ont apportées un coup à ta vie. Tu t’en souviens, tout est frais dans ton esprit, tu as encore mal comme hier. Tu es blessé et déçu et tu pleures encore en te disant si ce n’était pas arrivé, ma vie serait différente que ce je vis aujourd’hui.

Tu n’as pas le pouvoir sur tout ce qui est passé mais tu as la capacité de changer tout ce qui prend place dans ta vie aujourd’hui et demain.

Le potier habile nous sert de modèle car il ne baisse pas les bras. Malgré qu’il rate, il se dit que l’échec n’a pas annulé mon potentiel et ma capacité de réussir. Il croit en lui et en son potentiel. Il n’a pas honte de reprendre le même chemin pour réussir. Tu as été créé pour réussir.

Rév. Joseph Kabuya Masanka, Dr Th.

Église CEP/ Montréal 5 mai 2013

 
Vie brisée, vie restaurée

Gen 21.1-21

L’Éternel intervint en faveur de Sara, comme il l’avait dit, et l’Éternel agit pour Sara selon sa parole.2 Sara devint enceinte et donna un fils à Abraham dans sa vieillesse, au temps fixé dont Dieu lui avait parlé.3 Abraham appela Isaac, le fils qui lui était né, celui que Sara lui avait donné.4 Abraham circoncit son fils Isaac, âgé de huit jours, comme Dieu le lui avait ordonné.5 Abraham était âgé de cent ans, à la naissance de son fils Isaac.6 C’est alors que Sara dit : Dieu a fait de moi la risée (des gens); quiconque l’apprendra rira à mon sujet.7 Elle ajouta : Qui aurait dit à Abraham que Sara allaiterait des enfants ? Cependant, je lui ai donné un fils dans sa vieillesse.8 L’enfant grandit et fut sevré. Abraham fit un grand festin le jour où Isaac fut sevré.9 Sara vit rire le fils que l’Égyptienne Agar avait donné à Abraham.10 Elle dit à Abraham : Chasse cette servante et son fils, car le fils de cette servante n’héritera pas avec mon fils Isaac.11 Cette parole déplut fort à Abraham, à cause de son fils.12 Mais Dieu dit à Abraham : N’aie pas de déplaisir, à cause du garçon et de ta servante. Accorde à Sara tout ce qu’elle te demandera ; car c’est par Isaac que tu auras une descendance qui porte ton nom.13 Je ferai aussi une nation du fils de ta servante ; car il est ta descendance.14 Abraham se leva de bon matin ; il prit du pain et une outre d’eau qu’il donna à Agar et plaça sur son épaule ; (il lui remit) aussi l’enfant et il la renvoya. Elle s’en alla et s’égara dans le désert de Beér–Chéba.15 Quand l’outre d’eau fut épuisée, elle laissa l’enfant sous l’un des arbrisseaux, 16 pour aller s’asseoir vis–à–vis, à une portée d’arc, car elle disait : Que je ne voie pas mourir l’enfant ! Elle s’assit donc vis–à–vis (de lui) et se mit à sangloter.17 Dieu entendit la voix du garçon ; et l’ange de Dieu appela Agar du haut du ciel et lui dit : Qu’as–tu, Agar ? Sois sans crainte, car Dieu a entendu la voix du garçon, là où il est.18 Lève–toi, prends le garçon, saisis–le par la main ; car je ferai de lui une grande nation.19 Dieu lui ouvrit les yeux, et elle vit un puits d’eau ; elle alla remplir l’outre d’eau et fit boire le garçon.20 Dieu fut avec le garçon, qui grandit, habita dans le désert et devint tireur à l’arc21 Il habita dans le désert de Parân et sa mère lui procura pour femme une Égyptienne.

Le récit que nous venons de lire rapporte deux miracles extraordinaires qui changent la vie deux femmes  dont l’une est au soir de sa vie tandis que l’autre est très une jeune. Voici en détail de quoi il s’agit :

La première partie du récit relate le miracle de changement de saison dans la vie de Sara. Après des dizaines d’années de stérilité, alors qu’elle était rendue une vieille dame de 90 ans, Dieu intervient dans vie et lui donne le fils qu’il lui avait promis. Gloire à Dieu !

Quand Dieu intervient, il fait des choses extraordinaires qui changent l’histoire de notre vie. Je vois dans la naissance d’Isaac la marque de la fidélité de Dieu. Il a promis, le temps d’attente était long, vingt-cinq ans mais la bénédiction était très grande au point même d’oublier les effets de la traversée du désert. Lorsque Sara a vu Isaac, elle s’est sans doute écriée, ça valait la peine d’attendre le temps de Dieu.

Dans marche pour traverser ce long et périlleux désert, Abraham et Sara se sont souvent posés la question : nous avançons en âge, est-ce encore possible ? Dieu avait une seule réponse pour ce couple : Isaac naîtra.

Il n’y a rien de plus grand et impossible que Dieu ne puisse réaliser dans ta vie. Tous les héros de la foi sont passés par l’école d’attendre le moment de Dieu. C’est à la fin de cette école qu’Élisabeth a dit avec raison qu’au temps marqué, Dieu a enlevé ce qui était ma honte parmi les hommes.

En 2013, que le Dieu tout puissant intervienne miraculeusement dans ta vie et te fasse du bien. Que ce qui te semble impossible se réalise.

Témoignage

Lors de la conférence des leaders en Côte d’Ivoire, pasteur Claude Houde a témoigné aux serviteurs de Dieu qu’il avait effectué un premier voyage à Abidjan en 1988. Il était au début de son ministère. Il accompagnait le pasteur Sam Lecompte.

Pendant le séjour, un pasteur Ivoirien lui adressé une parole qui n’avait pas retenue son attention : ‘’ Le Seigneur me révèle que tu reviendras dans ce pays et tu parleras devant une foule immense des serviteurs de Dieu. ‘’

Il est revenu au Québec et a repris son ministère de jeune pasteur. Vingt ans plus tard, il est revenu à Abidjan et il était en train de parler devant 4000 leaders.

La promesse que tu as reçue de Dieu est encore valable. Elle ne vieillit pas, elle ne périt pas, elle est encore valable. Les années passent mais elle s’accomplira. Lorsque les années passaient que Sara ne voyait toujours pas ce que Dieu avait promis, elle se demandait jusqu’à quand… et l’Éternel lui répondait : Isaac naîtra. Au temps fixé; Isaac est né. Ce miracle m’interpelle et m’apprend qu’aucune promesse de Dieu n’est impossible ni trop grande pour que le Seigneur ne puisse l’accomplir pour toi.

La deuxième partie du récit relate le miracle d’une jeune dame nommé Agar. Première mère monoparentale, rejetée et oubliée des hommes sur la terre mais Dieu ne l’a pas oubliée. L’Éternel lui témoigne sa grâce et la restaure jusqu’à lui donner un avenir. La décision des hommes sur la terre importe peu sur ta vie et ton avenir. Ce qui influence et détermine ta vie, c’est ce que Dieu dit et fait pour toi.

Nous sommes en présence d’un miracle que les lecteurs de la Bible ne s’attarde pas souvent pour savourer la manifestation de la grâce de Dieu envers :

- les oubliés,

- les rejetés de la société;

- la catégorie de ceux et celles qui souffrent et meurent à petit feu,

- des hommes et des femmes qui gémissent mais personne n’entend leur voix, personne n’accorde d’attention à leur douleur et la peine qui leur fait mal.

Tel est le cas d’Agar. Je prêche ce matin pour les compagnons d’Agar. Si personne ne remarque ce que tu vis, l’Éternel est sensible à ce que tu traverses et ce qui te fait mal. Il y a un rendez-vous divin pour les compagnons d’Agar. Je donne comme titre à mon message :

Une vie brisée, une vie restaurée

L’histoire d’une vie brisée

Agar est la deuxième femme concernée par le récit que nous avons lu. Son porte tout un message : ‘’fuite’’. IL s’agit d’une esclave Égyptienne qu’Abraham et Sara aurait acquis pendant leur séjour en Égypte. (Gn 12.10, 16.1) Il me semble qu’elle était la plus ancienne servante de Sara. Très vite, elle s’est distinguée des autres servantes par sa loyauté, obéissance, soumission, attachement et serviabilité. Ces qualités ont sans doute influencé Sara à porter sur elle un regard favorable pour la proposer à Abraham selon la coutume de l’époque d’aller vers elle pour donner au couple une progéniture.

Une nouvelle relation se tisse entre Abraham et sa servante. Agar n’est plus une simple servante au sens propre du mot, son statut a changé, elle devient comme une deuxième ‘’femme’’ de patriarche. Elle n’est plus soumise aux corvées, exigences et obligation de la vie quotidienne comme autrefois.

Cette union Abraham et Agar a donné le fruit visé, un fils. Le père lui a donné le nom d’ Ismaël ‘’ Dieu entend’’.

Malgré l’erreur d’Abraham et Sara, l’Éternel n’a pas changé son plan annoncé ‘’promesse d’un fils ‘’. Le récit que nous avons lu témoigne que Sara a accouché d’Isaac, le fils de la promesse. Les deux fils grandissent ensemble.

L’incident que nous préoccupe est aux vv 9-10

« 9 Sara vit rire le fils que l’Égyptienne Agar avait donné à Abraham.10 Elle dit à Abraham : Chasse cette servante et son fils, car le fils de cette servante n’héritera pas avec mon fils Isaac. »

Un jour, Ismaël et Isaac, s’amusaient devant la tente familiale. Sara les observait tranquillement, une idée lui traverse la tête et une question vient mordre son esprit : celle du partage de l’héritage. S’il arrivait qu’Abraham meure, à qui reviendrait son héritage?

Elle pousse Abraham à chasser Agar et son fils afin que l’héritage ne soit pas partagé entre le fils légitime et celui de sa servante.

Le lendemain matin, le cœur déchiré, Abraham donne à Agar une cruche d’eau et un morceau de pain comme provision et la chasse. (v14)

Le chemin du désert

Agar et son fils prennent le chemin vers l’inconnu que la Bible désigne par le mot désert. L’avenir est sombre et incertain. Il s’agit des difficultés causées par l’injustice humaine. Elle est chassée et abandonnée avec son fils sans aucune forme d’explication.

Quel cauchemar pour cette femme forcée de prendre un nouveau statut que la société québécoise appelle :’’ femme monoparentale’’. Chaque jour, elle s’enfonce dans des difficultés qu’elle ne sait partager avec personne, de peur d’être incomprise. Son cœur est rongé de chagrin, de sentiment d’impuissance et d’humiliation, d’inutilité, d’échec, d’avoir été manipulée, se reprochant d’avoir été naïve, d’être victime de perte de dignité et subir en fin de compte un rejet.

Bref, comme un bateau qui a chaviré, la vie d’Agar et celle de son fils sont brisées. Ils perdent :

- La protection,

- La sécurité sociale,

- Les meilleures conditions de vie,

- Il leur manque le minimum vital,

- Des larmes deviennent le lot quotidien dans la vie d’Agar. Elle pleure car le lendemain est sombre pour sa vie et celle de son fils. Ce qui est curieux, Agar pleure mais son fils Ismaël ne le sait pas.

- Le désespoir amène un esprit de suicide pour en finir avec la vie.

- L’esprit de reproche et de culpabilité ronge le cœur d’Agar,

Malgré la situation engendrée par la décision de celui qu’elle servit pendant de longues années et qui était censé la protéger, la vie continue dans son village. Agar et son fils sont des oubliés de la société. Personne ne se préoccupe de ce qu’ils sont devenus dans le désert.

Témoignage

Je suis née dans une famille où régnait la joie. Je n’ai qu’un seul frère qui est l’ainé. Et tout allait bien, j’étais une petite fille toute en joie qui chantait et dansait tout le temps jusqu’au moment de mes 5 ans. Car c’est à ce moment que mon père a commencé à abuser de moi…sexuellement… Lui mon autorité, celui qui devait me protéger et me guider dans la vie. Et aussi, il me disait ; « Tu dois garder ça très secret car si tu le dis à maman nos vies seront brisées». Alors de peur qu’il n’ait raison, je me taisais même si je détestais tout ça au plus haut point.…………………………………………………….. …………………

Et un jour ma mère a vu que j’étais perturbée et elle m’a prise à part pour me questionner. J’avais peur de lui dire mais j’ai fini par céder à son harcèlement. Or, quand elle a su qui était celui qui me perturbait, qui m’abusait, j’ai vu son regard changer, s’assombrir, et ce que mon père m’avait prédit, arriva. Mes parents se disputaient jour et nuit et plus rien ne fût pareil. Ma mère a changé complètement d’attitude envers moi. Elle est devenue suspicieuse, harcelante, je n’avais plus droit à son amour ni sa tendresse car d’un seul coup j’ai changé de statut, je suis passée de la fille à la rivale. Et mon père m’en voulait aussi d’avoir tout dévoilé et d’avoir brisé sa vie. Alors d’un seul coup, je suis devenue comme une orpheline. Ma vie a complètement basculé. À partir de ce moment, ma joie s’est éteinte…je ne pouvais plus sourire….jamais. Et je suis devenue le souffre-douleur de ma mère, elle me criait dessus sans arrêt et me frappait chaque jour pour un rien. Et je ne parle pas de mon adolescence. À 15 ans, je suis devenue enceinte d’un jeune garçon, et mon père en a profité pour me violer car il savait que je ne pouvais pas devenir enceinte à nouveau. J’ai dit violer car à cet âge je n’acceptais plus qu’il me touche. Donc, tout ça pour vous dire combien un geste de pur égoïsme peut briser la vie de toute une famille.

Mais un jour, Dieu m’a fait la grâce de le rencontrer, dans un cœur à cœur, et depuis ce jour où j’ai accepté Dieu dans ma vie, je marche à la suite du Seigneur Jésus-Christ. Il est mon Sauveur et Seigneur. Il est mort pour moi sur la croix ! Il est vivant car Dieu l’a ressuscité ! Depuis ce jour aussi, le Seigneur a ouvert en moi une source d’espoir inépuisable. Il guérit mon passé tout en douceur et me redonne une juste image de moi-même, là où le mensonge avait pris place. Il panse les blessures de mon passé et me redonne une valeur, de la dignité, de la pureté. J’ai la grâce de découvrir petit à petit mon identité, ma personnalité, de nouveaux repères. Retrouver de la stabilité, c’est merveilleux ! Mais ma plus grande joie, c’est que je ne serai plus jamais seule ! J’ai le meilleur guide de toute la terre. Dieu est devenu pour moi un papa, une source d’amour que j’apprends à connaître et que je veux continuer à découvrir de plus en plus. Il m’a aussi donné une famille spirituelle, des frères et des sœurs qui me soutiennent chaque jour. Ils sont devenus pour moi de vrais amis. Le Seigneur m’a donné la joie d’être vivante et de pouvoir le servir. Gloire à Dieu ! 

L’Éternel écrit une nouvelle page de mon histoire

Je débute cette deuxième section de mon message par un autre témoignage.

Témoignage

Ma vie était bâtie sur le sable. "Mais quiconque entend ces paroles que je dis, et ne les met pas en pratique, sera semblable à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable". (Mt 7.26)

La vie que je menais avant de rencontrer Jésus-Christ, était banale. Je croyais que je possédais tout le bonheur du monde : j'étais mariée, j'avais deux enfants (un fils de 7 ans et une fille de 2 ans), une belle maison, un bon boulot, des revenus, certes modestes, mais on s'en sortait pas trop mal.

C'était ça, ma vie, uniquement ça. Une forteresse imprenable que je m'étais construite et, pensais-je, qu'on ne pouvait abattre. Mais un jour, le drame : Mon époux décide de me quitter pour faire sa vie avec une autre femme.

Alors là : Tout s'effondre : mon univers, mon équilibre, ma sécurité. Je me retrouve seule avec mes deux enfants, complètement cassée, brisée. La maison à vendre, je dois partir vivre dans une HLM, mes enfants pleurent, je hurle mon désespoir !

Grâce à Dieu, dans mon entourage, des amis à qui je me suis confiée, prient (je ne sais pas alors qu'ils sont chrétiens). Dans mon travail, je parle avec une collègue de mes problèmes. Je sais qu'elle fréquente une église mais je ne sais pas de quoi il s'agit. Elle m'invite à venir rencontrer des chrétiens, mais cela ne m'intéresse pas. Elle m'offre une Bible, je l'accepte mais je ne la lis pas. Puis je m'enfonce dans le désespoir. Je cherche à me distraire, à sortir en boîte, à oublier ma détresse, je pleure, sans arrêt, mon âme est meurtrie. Mes enfants voient que je suis malheureuse, alors je suis encore plus désespérée. Un jour, j'avale une poignée de comprimés pour oublier, pour dormir. Mais Dieu qui voit tout, permet qu'une amie vienne frapper à ma porte pour me secourir. J'arrive à me réveiller et je m'en sors.

Alors, dans le fond du gouffre, je me recroqueville, près du téléphone, puis je repense à ce que m'avait proposé ma collègue chrétienne, "viens à l'assemblée évangélique pour rencontrer des gens qui sauront te comprendre et te consoler". Je téléphone à l'église, un soir : c'est Monsieur Maurice, le pasteur, qui me dit qu'il y a une réunion de prière, et je m'y rends. Je suis accueillie par ce dernier qui m'attend. Je ne comprends pas ce que font tous ces gens mais je me sens bien avec eux, ils prient pour moi. Je reviens les jours suivants et je me mets à lire la Bible. D'abord, je ne suis pas d'accord avec ce qui est écrit parce que je n'ai jamais lu de telles choses, mais je persévère. Ensuite, les jours passent et je me sens comme portée, l'espoir renaît, je me sens très bien en compagnie de ces gens simples qui ne me jugent pas, moi qui me croyais mieux qu'eux.

Je comprends alors que tout ce qui comptait pour moi, mon foyer et ma petite vie tranquille, ne valait rien sans Celui qui guide et conduit la vie, Celui qui peut tout : Jésus ! Je reconnais que je suis pécheresse et que je vis loin de Dieu, que je l'ai délaissé, que je n'ai fait aucun cas de Lui, alors qu'Il m'a tout donné, Sa vie, son amour !

Mon cœur change et je prie avec mes nouveaux frères. Je dois dire que les chrétiens ont été un soutien très fort et le Saint-Esprit qui agissait en moi, sans que je le sache, m'a ouvert les yeux. Ma vie était bâtie sur le sable, rien ne tenait parce que non construite sur le rocher indestructible qu'est Jésus-Christ et Sa Parole.

Je croyais connaître la vie, mais elle n'avait pas de but. Maintenant, depuis toutes ces années que j'ai donné mon cœur à Jésus-Christ, je suis plus forte de jour en jour et pleine d'espérance ; la vie est belle, elle vaut la peine d'être vécue avec le Seigneur, voilà le but, le sens de la vie !

Ce témoignage vécu est vrai et je vous invite à expérimenter ce que Jésus vous offre gratuitement : le salut, l'amour, l'espérance, le vrai bonheur !

Corinne V. 47 ans - Graphiste PAO"

L’épisode d’Agar débute par un geste simple, un matin, Abraham prend une cruche d’eau et un pain, il remet à la jeune dame, et lui demande de quitter la concession familiale. Une fois chassée de la maison, Agar et son fils sont oubliés de tous. Ce qui surprend, c’est que même Abraham ne se soucie pas des nouvelles conditions de vie d’Agar et son premier fils.

Devenue femme monoparentale, Agar fait face à des réalités indescriptibles : éloignement avec les gens qu’elle aimait, manque d’eau et de nourriture, danger, etc.

Alors qu’elle pleure, personne n’entend le gémissement de son cœur. Du haut des cieux, l’Éternel incline son oreille et entend non seulement le soupire de son cœur blessé mais aussi sa voix et met en place un plan d’action en sa faveur. (vv17-19)

« Dieu entendit la voix du garçon ; et l’ange de Dieu appela Agar du haut du ciel et lui dit : Qu’as–tu, Agar ? Sois sans crainte, car Dieu a entendu la voix du garçon, là où il est.18 Lève–toi, prends le garçon, saisis–le par la main ; car je ferai de lui une grande nation.19 Dieu lui ouvrit les yeux, et elle vit un puits d’eau ; elle alla remplir l’outre d’eau et fit boire le garçon. »

Quelle belle parole de consolation pour cette famille monoparentale qui a une vie brisée. Cette parole vient comme un baume pour guérir le cœur d’Agar. Voici six actions menées par Dieu pour guérir et restaurer Agar :

a. Dieu entendit la voix, (v17)

Cette parole valorise Agar. Elle avait besoin de quelqu’un pour comprendre ce qu’elle vivait.

b. Dieu sécurise «  sois sans crainte », (v18)

Cette parole sécurise Agar et Ismaël qui avaient perdu la protection et toute sécurité sur la terre. Cette parole procure l’assurance.

c. Dieu pourvoit (v18)

Dieu se révèle à Agar comme le pourvoyeur. Agar pleurait car elle manquait d’eau pour abreuver et de pain pour nourrir son fils unique. L’Éternel ouvre ses yeux et lui montre une provision.

d. Dieu garantit l’avenir de cette famille,

Voici une promesse que personne ne pouvait faire à cette famille monoparentale « Lève–toi, prends le garçon, saisis–le par la main ; car je ferai de lui une grande nation » (v19)

Voici une parole qui inaugure une nouvelle saison de guérison : ‘’lève-toi’’, enlève les habits de deuil, quitte la poussière, moi l’Éternel, j’écris une nouvelle page d’histoire dans ta vie.

Dieu aime encore cette femme et son fils rejeté par les hommes. Ce que l’homme rejette, Dieu ne le rejette pas. Dieu ne pense pas comme un homme.

L’Éternel dit ‘’ je ferais d’Ismaël ’’ une grande nation. C’est-à-dire que cet enfant rejeté, privé de son père, il lui donne un avenir, il deviendra aussi grand.

Cette intervention de Dieu a guéri Agar et son fils. Ils ont commencé une nouvelle vie car la Bible affirme : « 20 Dieu fut avec le garçon, qui grandit, habita dans le désert et devint tireur à l’arc 21 Il habita dans le désert de Parân et sa mère lui procura pour femme une Égyptienne. » (vv20-21)

Cette intervention de Dieu s’appelle la restauration. C’est le ministère de notre Dieu auprès des hommes et des femmes qui ont le cœur brisé, une vie sociale, amoureuse, matrimoniale, professionnelle, spirituelle brisée. Dieu peut rebâtir chaque domaine de ta vie car il te fait une promesse : 

«De loin le SEIGNEUR m’est apparu : Je t’aime d’un amour éternel ; c’est pourquoi je te conserve ma fidélité 4 Je te rebâtirai, et tu seras rebâtie, Israël jolie ! Tu auras encore tes tambourins pour parure et tu sortiras au milieu des danses et des rires.5 Tu planteras encore des vignes dans les montagnes de Samarie ; les planteurs profiteront de ce qu’ils ont planté. «  Jer 31.3-5)

Conclusion

L’Éternel est le Dieu qui t’aime. Il a un plan merveilleux pour ta vie. Rien ne peut perturber son plan pour ta vie. Les évènements que tu vis, ne peuvent influencer son plan.

L’Épisode de la vie d’Agar, une femme rejetée et oubliée de tous dans sa famille et village mais secourue par Dieu est un témoignage que Dieu connaît ce que tu vis et traverses. Il ne t’oublie pas. Il est sensible à ce qui te fait mal et il vient à ton secours.

Dieu guérit ton cœur et te donne un avenir. Comme il a changé le désert et consolé le cœur d’Agar, il le fait encore aujourd’hui.

CEP\ Montréal le 21 avril 2013

JKM

 
La résurrection de Jésus-Christ et son impact sur ma foi

 

1C0 15.1-14

(Version Parole vivante)

Christ est ressuscité ! C’est la bonne nouvelle de ce jour de Pâques

Christ est ressuscité ! Il vit pour toujours et pour l’éternité

1 Frères et soeurs chrétiens, je vous rappelle la Bonne Nouvelle que je vous ai annoncée. Vous l’avez reçue, et aujourd’hui encore, vous êtes attachés à elle. 2 Cette Bonne Nouvelle vous sauve, si vous la gardez comme je vous l’ai annoncée, sinon, votre foi ne sert à rien. 3 Je vous ai donné avant toutes choses l’enseignement que j’ai reçu moi-même: le Christ est mort pour nos péchés, comme les Livres Saints l’avaient annoncé. 4 On l’a mis au tombeau, et le troisième jour, Dieu l’a réveillé de la mort, comme les Livres Saints l’avaient annoncé. 5 Il s’est montré à Pierre puis aux douze apôtres. 6 Ensuite, il s’est montré à plus de 500 frères et soeurs à la fois. Presque tous sont encore vivants, quelques-uns sont morts. 7 Ensuite, il s’est montré à Jacques, puis à tous les apôtres. 8 Finalement, après les autres, il s’est montré à moi aussi, à moi qui le méritais le moins. 9 Oui, je suis le plus petit des apôtres. Je ne mérite même pas de porter le nom d’apôtre, parce que j’ai fait souffrir l’Église de Dieu. 10 Mais grâce à l’amour de Dieu, je suis devenu l’homme que je suis, et cet amour a donné de bons résultats en moi. J’ai travaillé plus que tous les apôtres. En réalité, ce n’est pas moi qui ai travaillé, c’est l’amour de Dieu qui agit en moi. 11 En tout cas, que cela vienne de moi ou d’eux, voilà la Bonne Nouvelle que nous annonçons et voilà ce que vous avez cru. 12 Nous annonçons que le Christ s’est réveillé de la mort

L’Église du Seigneur fête la résurrection de Christ d’entre les morts. L’apôtre Paul expose cette vérité dans un style inhabituel.

La grande question se pose ce matin, qu’est-ce que cet événement apporte à notre foi. Je vais répondre à cette question autour d’un thème intéressant :

La résurrection de Jésus-Christ et son impact sur ma foi

Observations

À la lecture de ce récit, trois observations importantes s’imposent à nous

a- La résurrection de Christ est un fait historique. L’apôtre Paul affirme que Christ est mort, il est ressuscité et il a paru à plusieurs personnes : Marie de Magdala, Pierre et Jean, aux douze et plus de cinq cents frères et sœurs dont plusieurs sont encore en vie

b- La résurrection de Christ donne crédibilité à l’AT (vv3-4). Les prophètes avaient prédit la naissance, la souffrance, la mort sur la croix et la résurrection de Christ. Tous ces faits sont arrivés selon le plan éternel de Dieu

c-La résurrection de Christ est un des thèmes centraux de la prédication apostolique : « En tout cas, que cela vienne de moi ou d’eux, voilà la Bonne Nouvelle que nous annonçons et voilà ce que vous avez cru. 12 Nous annonçons que le Christ s’est réveillé de la mort » (vv11-12)

II L’impact de la résurrection sur la foi

Les apôtres insistaient sur cette vérité pour asseoir la foi des rachetés. Voici sept points qui constituent l’impact de la résurrection sur la foi :

1- Signe que Dieu est Tout-Puissant

L’apôtre Paul définit la résurrection comme un acte souverain du Père qui nous révèle que Dieu est Tout-Puissant. C’est ce qu’il affirme au verset quatre que nous venons de lire : « 4 On l’a mis au tombeau, et le troisième jour, Dieu l’a réveillé de la mort, comme les Livres Saints l’avaient annoncé. » Dans sa prière d’intercession à l’église d’Éphèse, l’apôtre Paul affirme que la résurrection de Christ  atteste que Dieu est Tout Puissant.

«19 quelle est envers nous qui croyons l’infinie grandeur de sa puissance, se manifestant avec efficacité par la vertu de sa force. 20 Il l’a déployée en Christ, en le ressuscitant des morts, et en le faisant asseoir à sa droite dans les lieux célestes,» (Eph 1.19-20)

S’il a ramené Christ mort à la vie, cela est une preuve que notre Dieu peut tout.

2- La résurrection de Christ témoigne que Dieu est fidèle

Notre Dieu s’appelle le Fidèle car il honore sa parole et tient ses engagements. L’apôtre Paul nous enseigne que Christ est venu dans le monde pour accomplir le plan éternel de Dieu. L’Eternel avait annonce ce plan longtemps en avance à son peuple d’Israël. Voilà pourquoi Paul est émerveillé en affirmant sans cesse ‘’ selon les écritures’’

3 Je vous ai donné avant toutes choses l’enseignement que j’ai reçu moi-même: le Christ est mort pour nos péchés, comme les Livres Saints l’avaient annoncé. 4 On l’a mis au tombeau, et le troisième jour, Dieu l’a réveillé de la mort, comme les Livres Saints l’avaient annoncé. (1Co 15.3-4)

3- La preuve de la divinité de Christ

La résurrection de Jésus-Christ est un témoignage que notre foi est placée dans le fils du Dieu vivant :

«2 cette bonne nouvelles qui avait été promis auparavant de la part de Dieu par ses prophètes dans les saintes Écritures, 3 et qui concerne son Fils né de la postérité de David, selon la chair, 4 et déclaré Fils de Dieu avec puissance, selon l’Esprit de sainteté, par sa résurrection d’entre les morts, Jésus-Christ notre Seigneur,» (Rm 1.2-4)

Pendant son ministère terrestre, les quatre Évangiles conservent plusieurs preuves attestant que Jésus-Christ était réellement Fils de Dieu. La résurrection vient d’ajouter comme preuve irréfutable que ce Jésus quoi a vaincu la mort est réellement Fils de Dieu.

4- La résurrection de Christ marque son couronnement

Dans son premier sermon le jour de la pentecôte, l’apôtre Pierre affirme que :

« 8 il s’est abaissé lui–même en devenant obéissant jusqu’à la mort –– la mort sur la croix. 9 C’est pourquoi Dieu l’a souverainement élevé et lui a accordé le nom qui est au–dessus de tout nom, 10 pour qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, 11 et que toute langue reconnaisse que Jésus–Christ est le Seigneur à la gloire de Dieu, le Père. » (Phil 2.8-11)

La résurrection est le signe que Christ est entré dans son règne. Il est assis à la droite du Père. Cela signifie qu’il est au-dessus de toute autorité, principauté et souveraineté; tout lui est soumis. Christ est ressuscité signifie qu’il est le Chef suprême de l’église.

5- Par sa résurrection, Christ entre dans le sanctuaire céleste

Par sa résurrection, Christ est entré dans au ciel, il officie dans un sanctuaire qui n’est pas fait de main d’hommes.

« 24 Car Christ n’est pas entré dans un sanctuaire fait par la main de l’homme, imitation du véritable, mais dans le ciel même, afin de se présenter maintenant pour nous devant la face de Dieu.

25 Il n’y est pas entré afin de s’offrir plusieurs fois, comme le souverain sacrificateur entre chaque année dans le sanctuaire avec du sang étranger ; » (Hb 9.24-25)

Jésus-Christ a réuni en sa personne les trois grands ministères de l’Ancien Testament. :

Ø Prophète;

Ø Roi;

Ø Sacrificateur

À sa résurrection, Christ est monté au ciel auprès de son Père (Ascension), où il exerce son ministère sacerdotal non dans un sanctuaire fait de mains d’hommes mais dans celui qui est construit de la main de Dieu :

«1 Le point capital de ce qui vient d’être dit, c’est que nous avons un tel souverain sacrificateur, qui s’est assis à la droite du trône de la majesté divine dans les cieux 2 comme ministre du sanctuaire et du véritable tabernacle, qui a été dressé par le Seigneur et non par un homme»(Hb 8.1-2 voir aussi Ps 110.1-4)

L’épître aux hébreux désigne Christ comme étant :

Ø Souverain sacrificateur de l’ordre de Melchisédek;

Ø Il a obtenu par sa résurrection un sacerdoce non transmissible;

Ø Ministère du sanctuaire véritable;

Ø Le garant d’une alliance meilleure;

La résurrection apporte un bouleversement dans le système sacerdotal juif. Le sanctuaire terrestre est aboli, Christ exerce son rôle de souverain sacrificateur au ciel.

7-La résurrection de Christ est la garantie de notre résurrection

La résurrection de Christ est le gage de notre résurrection. Cela veut dire que comme Christ a triomphé de la mort, nous aussi qui avons placé notre foi en lui nous ressusciterons aussi :

«20 Mais maintenant, Christ est ressuscité des morts, il est les prémices de ceux qui sont morts.» (1Co 15.20)

La résurrection de Christ ouvre la porte à notre espérance que tous ceux qui sont morts en Christ ressusciteront aussi.

Conclusion

En ce jour de Pâques, nous célébrons :

Ø La fidélité de Dieu, le saint d’Israël qui depuis les temps anciens a annoncé qu’il ramènerait Christ à la vie;

Ø L’œuvre parfaite de la rédemption accomplie sur le bois du calvaire où s’est offert l’agneau comme sacrifice expiatoire pour nos péchés;

Ø La manifestation de la puissance extraordinaire de Dieu qui triomphe sur la mort, le pouvoir du péché et l’auteur de la chute c’est-à-dire le diable;

Ø L’exaltation du Ressuscité, que Jésus-Christ est Seigneur, il est le Roi des rois, son règne est sans fin.

Que le Christ ressuscité vous comble de toutes ses grâces.

Amen!

Rev. Joseph Kabuya Masanka, Dr Th.

CEP/ Montréal le 08 Avril 2012

 
Ce n’est pas un rêve, Dieu te parle (2)

Actes 16.1-10

Ce n’est pas un rêve, Dieu te parle !

Rappel

Nous avons étudié le texte dans Actes 10. Pierre a pris le temps de jeûne et de prière pour chercher la face de Dieu pour son ministère.

Le Seigneur a entendu sa prière. Il l’a même exaucé. Dans la prochaine phrase, il lui fixe un rendez-vous pour lui donner des fruits en réponse à sa prière. Mais Pierre hésite à s’engager dans la nouvelle direction.

Je vous rappelle le mot d’ordre de Dieu de la semaine dernière :

Arrête d’hésiter ! Avance par la foi car Dieu répond à ta prière.

Ce n’est pas un rêve, Dieu te parle.

Arrête de calculer! Engage –toi par la foi, car le Dieu de surprise est en action dans ta vie.

Ce n’est pas un rêve, Dieu te parle. Lève-toi et agis, Dieu est avec toi.

Nous avons terminé par découvrir trois pas d’un homme qui ne manque pas le rendez-vous de Dieu : lève-toi, descends et pars.

Nous allons continuer sur le même thème.

Pour notre message de ce jour, lisons dans Actes 16.1-10

1 Il parvint ensuite à Derbe et à Lystre. Et voici qu’il y avait là un disciple du nom de Timothée, fils d’une femme juive fidèle et d’un père grec.

2 Les frères de Lystre et d’Iconium rendaient de lui un bon témoignage.

3 Paul voulut l’emmener avec lui ; il le prit donc, et le circoncit, à cause des Juifs qui étaient dans ces lieux–là, car tous savaient que son père était grec.

4 En passant par les villes, ils transmettaient les décisions prises par les apôtres et les anciens de Jérusalem, afin qu’on les observe.

5 Les Églises se fortifiaient dans la foi et augmentaient en nombre de jour en jour.

6 Empêchés par le Saint–Esprit d’annoncer la parole dans l’Asie, ils traversèrent la Phrygie et le pays de Galatie.

7 Arrivés près de la Mysie, ils tentèrent d’aller en Bithynie ; mais l’Esprit de Jésus ne le leur permit pas.

8 Ils franchirent alors la Mysie et descendirent à Troas.

9 Pendant la nuit Paul eut une vision : un Macédonien debout le suppliait en disant : Passe en Macédoine, viens à notre secours !

10 Après cette vision de Paul, nous avons aussitôt cherché à nous rendre en Macédoine, concluant que Dieu nous appelait à y annoncer l’Évangile.

Voici un récit extraordinaire des exploits missionnaires de l’apôtre Paul. Il est question de son deuxième voyage missionnaire. Il part de Jérusalem pour visiter les églises d’Asie et en implanter d’autres.

Ce voyage est unique dans le sens qu’il est jalonné d’obstacles majeurs qui ne sont pas l’œuvre de Satan ou des ennemis de l’Évangile mais de Dieu. Le Seigneur met des obstacles pour conduire Paul à découvrir le nouveau champ qu’il l’a prédestiné devant lui.

Il y a deux leçons spirituelles qui s’imposent à mon esprit :

a. Marcher de progrès en progrès

L’apôtre Paul est un serviteur de Dieu animé toujours de l’esprit des héros : toujours aller de l’avant, c'est-à-dire ‘’faire le progrès’’. N’est-ce pas ce qu’il dit à l’église de Philippe : Je fais une chose oubliant ce qui est en arrière, courant vers le but. Il annonce ce principe alors qu’il avait une longue carrière dans le ministère : des succès, des échecs, des épreuves et des difficultés et des déceptions. Paul dit : rien ne peut m’arrêter. Paul est un homme d’ambition. En écrivant à l’église de Thessalonique, il apprécie sa santé spirituelle. Malgré sa bonne santé, Paul ne manque pas de recommander à cette église son principe de progrès : « marcher de progrès en progrès » (1Thess 4.1)

Le progrès signifie, améliorer, évoluer positivement, accroître, s’améliorer. Après avoir implanté des églises lors de son premier voyage missionnaire, l’apôtre ne se frotte pas les mains en disant : je suis implanteur, dans x années de ministère, j’ai déjà dix, vingt églises. Car les chiffres et les statistiques ne l’arrêtent pas. Ce qui le préoccupe; c’est faire plus.

b. Être sensibilisé à la voix de Dieu

J’ai deux vérités à t’annoncer, d’abord, saches que Dieu a préparé de meilleures choses pour ta vie. Ensuite, il a fixé un moment favorable pour accomplir des merveilles en ta faveur. Le chemin que Dieu emprunte pour te conduire dans son plan n’est pas toujours le même ou facile. Parfois, les agents de Dieu pour te conduire à sa destinée sont : le combat, l’échec, la trahison, la déception et la séparation.

Les récits bibliques nous apprennent tant des témoignages pour illustrer ce principe : rappelez-vous le cas de Joseph, Dieu s’est servi de la trahison de ses frères pour le conduire dans sa destinée. Pour Daniel, Dieu s’est servi de la captivité pour l’élever. Le veuvage a été une voie que Dieu a choisie pour attirer Ruth au milieu du peuple d’Israël et restaurer sa vie jusqu’ à faire d’elle la seule femme étrangère dans le rang du Messie. Bref, Dieu se sert de ce qui te fait mal pour te propulser dans ta destinée.

Le deuxième voyage a très bien commencé. Arrivé en Asie; les difficultés commencent. Le Seigneur met des obstacles sur le chemin de l’apôtre. La Bible dit : le Saint-Esprit empêche Paul de prêcher dans les églises en Asie. Paul n’y voit pas l’œuvre des esprits de blocage. Il exhorte son équipe missionnaire disant que le Seigneur ne nous autorise pas à prêcher dans ces églises. Nous devons continuer le voyage. Ils voyagent jusqu’à la prochaine ville nommée Mysie. Ils font un très bon plan de mission, ils projettent d’aller vers l’est à Bithynie pour y annoncer l’Évangile et implanter des nouvelles églises. La même expérience se reproduit : le Saint-Esprit les empêche de continuer dans cette direction. Quel blocage! Comment comprendre ces difficultés? Par ce récit, j’apprends que Dieu peut fermer une porte, permettre la perte d’un emploi, un échec, toutes sortes de difficultés pour retirer dans nos mains des vieilles bénédictions car il a de nouvelles bénédiction à nous accorder, des voies nouvelles à ouvrir devant nous en vue de nous conduire dans notre destinée.
Paul ne s’obstine pas à accuser le Diable et chasser des démons. Il affirme que ces obstacles sont l’œuvre de Dieu. En tirant une bonne conclusion, il va de soi, il adresse à Dieu une bonne prière : Seigneur qu’est –ce que tu veux m’apprendre? Parles, ton serviteur écoute. Voilà la maturité d’un chrétien adulte. Je le dis dans d’autres mots : savoir lire et voir la main de Dieu en train d’écrire à travers des évènements et des circonstances parfois difficiles et tragiques dans notre vie.
Paul fait une interprétation exacte de son rêve. C’est ainsi qu’il prend une bonne décision pour annuler le projet de voyage vers l’est à Bithynie et de s’orienter dans la direction opposée à l’ouest : l’Europe.

 

Trois qualités des décisions pour une bonne récolte

L’apôtre Paul est un témoignage extraordinaire d’un homme qui a discerné et entré dans la destinée de Dieu pour sa vie et son ministère. Voici quatre secrets :

 

1- Prendre une décision inspirée

Le v9 nous apprend que Paul a fait un rêve où il a vu un homme habillé comme un Macédonien l’invitant à venir dans son pays. Il n’a pas banalisé son rêve. Il s’est réveillé avec une pensée profonde disant que Dieu lui a parlé. Le v10 dit qu’il a pris une décision importante d’annuler le voyage vers Bithynie en disant dans le fin fonds de son cœur : Dieu le conduit en Macédoine.

La vie est une suite de décisions pour aller aux études, déménager pour habiter dans telle ou telle ville, se marier, changer de voiture, acheter une maison. Notre vie est le reflet des décisions que nous avons prises dans la vie.

Un jour tu as pris la décision d’apprendre un métier de juriste, mécanicien, électricien, enseignant, bref tu fais le métier que tu as décidé d’apprendre. Il ne faut pas prendre à la légère les décisions. Tu as marié un homme ou une femme que tu as aimé. Ton mariage est le fruit de ta décision. Il ne faut pas prendre à la légère le moment ou la manière que tu prends tes décisions. Les décisions qui donnent de meilleurs fruits sont ‘’ inspirées’’.

Inspirées signifie conduites et éclairées par la parole, par le Saint-Esprit et la main invisible de Dieu. L’apôtre Jacques nous invite même à demander la sagesse à Dieu afin que nos décisions soient conduites par la sagesse divine. (Jc 3.13-15)

Il est vrai que chacun de nous demande des conseils à des parents, amis, collègues, frères et sœurs dans la foi. Dans tous les cas, le dernier mot nous revient.

2- Prendre les décisions impopulaires

L’apôtre Paul avait projeté de se rendre à Bithynie. Les membres de son équipe missionnaire étaient tous au courant du projet de voyage vers Bithynie et tout le monde se préparait pour s’y rendre. Je n’exagère pas en affirmant que la population de Bithynie était au courant de la prochaine campagne d’évangélisation dans leur ville. Paul se réveille le matin, il raconte son rêve à son équipe et conclut que Dieu les appelle à se rendre en Macédoine par conséquent il annule le voyage de Bithynie.

Il y a deux leçons spirituelles importantes. D’abord, j’apprends la sensibilité de l’apôtre Paul à la voix du Saint-Esprit. Il a l’oreille exercée à la voix de Dieu. C’est la qualité d’un adulte spirituel. Quand Dieu parle, il entend. Nous devons atteindre ce stade d’adulte spirituel pour nous conduire conformément à la voix de Dieu. Dieu nous parle par les écritures saintes, par des visions, des rêves, des paroles de connaissance et de sagesse. Nous devons prendre garde au langage de Dieu et à ce qu’il nous dit.

Ensuite, la flexibilité de l’apôtre est un modèle d’obéissance au Seigneur. À partir du moment qu’il a eu la vision et discerné que ce n’est pas un rêve banal, Dieu lui parle. Il change le plan du voyage, il s’oriente dans la direction nouvelle que le Seigneur nous montre : l’Europe. L’apôtre annule son plan sans se préoccuper de ce que les gens autour de lui pensent. Ce qui le préoccupe est de plaire à Dieu sachant que la récolte est dans la direction que le Seigneur lui indique.

J’aime la fin du v10 car il dit que Paul conclut que le Seigneur nous appelle d’annoncer la parole en Macédoine. L’apôtre fait un virage de 180 degrés. Il décide d’abandonner le projet d’aller vers l’est pour s’orienter vers l’ouest.

La sensibilité et la flexibilité sont les qualités essentielles d’un chrétien que Dieu conduit et qui récolte des fruits.

3- Prendre la décision de foi

Paul dit à son équipe, le rêve que j’ai eu cette nuit me préoccupe. J’ai la conviction que Dieu m’a parlé. Je change le plan de voyage pour aller en Macédoine. Nous parlons d’un voyage vers une grande métropole de la province de Philippe. L’équipe missionnaire n’a pas été préparée, plus que cela, les réservations d’hôtel et de lieu de croisade n’ont pas été faites. Il sait une chose, le Seigneur m’a fixé rendez-vous en Macédoine. Le reste, le Seigneur s’en occupe. Il s’agit d’une obéissance de foi. Il s’engage pour plaire à Dieu.

Beaucoup de miracles ne se sont pas produits par manque d’obéissance de foi. Depuis dimanche dernier, je souligne que nous devons marcher dans l’obéissance en vue du rendez-vous de la bénédiction vers lequel le Seigneur nous appelle. J’ai parlé de l’hésitation, la peur, le calcul qui nous empêche de poser des pas de foi afin que le Seigneur libère sa puissance et opère des miracles.

Lorsque l’Éternel conduit Josué à traverser le Jourdain, la Bible dit que c’était la saison de pluie. Il y avait la crue des eaux. Fort de l’ordre de l’Éternel, les sacrificateurs posent les pieds dans l’eau. Le miracle est arrivé à partir du moment où les sacrificateurs ont posé leurs pieds dans l’eau sans se poser de questions pour comprendre comment l’eau va se retirer. L’obéissance de foi est une réponse à la parole que Dieu nous adresse. Une petite fenêtre donne accès à une grande porte pour autant que tu acceptes de la franchir. Une petite porte cache derrière elle des grandes bénédictions de Dieu. L’obéissance de foi est la clé des prodiges et des miracles.

Conclusion

Ce n’est pas un rêve, Dieu te parle !

Tu es un homme précieux dans le plan de Dieu. Dans la relation que tu entretiens avec Dieu, le Seigneur parle pour répondre à tes prières, répond aux questions que tu lui poses et parfois, il vient vers toi pour te conduire en ouvrant de nouvelles portes afin de te bénir. Combien il est important que tu apprennes à discerner la voix de ton père céleste. Il te parle au moyen de sa parole, par des visions, des songes. Des fois, il parle à travers des circonstances parfois jugées négatives. Dieu est au contrôle.

L’obéissance amène la main invisible de Dieu à produire des miracles et nous donner à récolter des fruits même là où nous n’avons pas semé.

 

Kabuya Masanka J.01

 

Amen

Rév. Joseph Kabuya Masanka, Dr Th.

CEP/Montréal

le 24 mars 2013

 
Ce n’est pas un rêve, Dieu te parle

 ACTES 10.9-18

Lecture

9 Le lendemain, comme ils étaient en route et qu’ils approchaient de la ville, Pierre monta sur la terrasse, vers la sixième heure, pour prier.

10 Il eut faim et voulut prendre de la nourriture. Pendant qu’on la lui préparait, il eut une extase.

11 Il vit le ciel ouvert et un objet semblable à une grande nappe attachée par les quatre coins, qui descendait et s’abaissait vers la terre ;

12 il s’y trouvait tous les quadrupèdes et les reptiles de la terre et les oiseaux du ciel.

13 Une voix lui dit : Lève–toi, Pierre, tue et mange.

14 Mais Pierre dit : Non, Seigneur, car je n’ai jamais rien mangé de souillé ni d’impur.

15 Et pour la seconde fois la voix se fit entendre à lui : Ce que Dieu a déclaré pur, ne le regarde pas comme souillé.

16 Cela arriva jusqu’à trois fois ; et aussitôt après, l’objet fut enlevé dans le ciel.

17 Tandis que Pierre était perplexe sur le sens de la vision qu’il avait eue, voici que les hommes qui avaient été envoyés par Corneille et s’étaient informés de la maison de Simon, se présentèrent à l’entrée :

18 ils appelèrent et demandèrent si c’était là que logeait Simon, surnommé Pierre.

19 Et comme Pierre réfléchissait sur la vision, l’Esprit lui dit : Voici trois hommes qui te cherchent ;

20 lève–toi, descends, et pars avec eux sans hésiter, car c’est moi qui les ai envoyés.

 

Le v20 a parlé à mon cœur tout au long de cette semaine comme si Dieu soufflait à mon esprit cette pensée pour vous : «

lève-toi, descends, et pars avec eux sans hésiter,….

» Le Seigneur encourage Pierre à cesser d’hésiter, il doit s’engager dans la nouvelle direction dont la porte est ouverte devant lui. Notons trois expressions portant le message de Dieu pour nous :

  • Lève-toi,
  • Descends,
  • Pars,

J’entends derrière chaque expression que je viens de souligner une voix douce du Seigneur qui murmure avec insistance, arrête d’hésiter, arrête d’analyser, cesse de trop calculer, c’est moi qui initie ce projet. La nouvelle récolte de l’apostolat de Pierre dépend de la réponse qu’il donne au Seigneur.

Voilà pourquoi je donne comme titre à mon message :

Ce n’est pas un rêve, Dieu te parle

Les douze premiers chapitres du livre des Actes rendent témoignage de la naissance et de l’expansion de l’Église naissante sous l’apostolat de l’apôtre Pierre.

Le Seigneur a rencontré pour la première fois Simon Pierre sur le lac de la Galilée entrain de pêcher des poissons. De son métier de pêcheur, Jésus en fait un leader, un orateur, un apologète et prédicateur oint. Dieu choisit les gens timides pour en faire des orateurs, des faibles pour en faire des forts, hommes sans expérience pour en faire des héros, des vies brisées pour les restaurer en en faire des vases d’honneur. Les œuvres de Dieu sont grandes et admirables.

Il est temps que tu cesses de t’abaisser, de vivre selon le portrait que ton père et ta mère ont fait de toi. Change l’image que tu as de toi. Tu vaux plus que ce que les gens disent que tu es. Tu peux faire plus que les résultats dans tes mains. Les échecs d’hier ne peuvent pas définir la trajectoire de ta vie.

Dans son cheminent avec Pierre, Jésus lui dit plusieurs paroles qui semblaient un non sens. Je vous rappelle deux déclarations:

  •  Suivez-moi, et je vous ferai pécheurs d’hommes (Mt 4.19),
  • Je te donnerai les clés du royaume des cieux (Mt 16.19),

Le Seigneur conduit Pierre sur le chemin où ce dernier ne cessera d’être surpris par la manière que Dieu travaille avec lui. Pour Pierre, Dieu est un Dieu de surprise. Je vous rappelle quelques scènes de surprises de Dieu dans la vie de Pierre.

Dieu est un Dieu de surprises

Pierre est agréablement surpris le jour de la Pentecôte. Il n’avait pas préparé de prédication. La journée a commencé par un soleil de plomb, les disciples sont en prière comme ils le faisaient depuis dix jours, les évènements se précipitaient devant lui, un bruit violent se fit entendre dans le ciel, les flammes de feu se posèrent sur la tête de chacun et tous se mettent à parler dans d’autres langues.

Ce phénomène étrange étonne les Juifs venus adorer à Jérusalem et ils se questionnent sur ce phénomène. Sans préparation aucune, Pierre ouvre la bouche pour en donner une explication. Par la même occasion, Dieu le surprend, il devient le premier prédicateur oint de l’Église naissante. À la suite de sa prédication trois mille âmes sont vivement touchées et se convertissent.

Le jour suivant, il monte au temple en compagnie de Jean pour la prière sans prévoir ce qu’il allait arriver. Curieusement, son regard croise celui d’un boiteux de naissance assis devant la porte appelée la Belle. Chaque jour, sa famille le plaçait au même endroit pour mendier l’aumône. Pierre le fixe avec ses yeux et finalement, il lui adresse une parole pleine de foi : je n’ai ni or ni argent, ce que j’ai, je te le donne, au nom de Jésus de Nazareth lève –toi et marche. Le saisissant par la main, curieusement, d’un seul bond le boiteux se lève et se met à marcher. Pierre est à nouveau surpris de voir qu’en confessant le nom de Jésus, les miracles se produisent. Il profite des circonstances et il profite de ce miracle pour expliquer aux Juifs venus au temple qu’il n’est pas un thaumaturge, que c’est par Jésus qu’ils ont livré à la crucifixion et que Dieu a ressuscité des morts que ce miracle est survenu. Encore une fois, cinq mille personnes se convertissent, les fruits dépassent son estimation. Les résultats dépassent ses calculs.

Au chapitre 5, toute la ville de Jérusalem est bouleversée par des miracles que le Seigneur opère par la main des apôtres. Le sanhédrin décide d’arrêter Pierre et Jean et de les mettre en prison. Tard dans la nuit, l’ange du Seigneur vient les libérer alors que les portes de prison sont hermétiquement fermées. L’ange conduit Pierre et Jean au temple et leur donne des instructions de continuer le ministère.

Pierre ne cesse de découvrir que Dieu est un Dieu de surprise.

Le Seigneur ouvre une nouvelle porte

Alors que Pierre bénit le Seigneur pour toutes ces merveilles, au ciel Christ ressuscité assis sur son trône dit : tu verras des choses beaucoup plus grandes que ce que tu as vu. C'est-à-dire que j’ai un plan de grandes choses pour le ministère que j’ai confié à Pierre.

Dans l’exercice du ministère à Jérusalem et les environs, l’apôtre constate que les autorités Juives du territoire de succès deviennent de plus en plus hostiles. C’est ainsi qu’il se retire pour un moment de retraite personnel au bord de la Méditerranée à Jaffa, localité située à 55 km de Jérusalem. C’est dans cette ville, dans la maison de son ami Simon le Corroyeur que le Seigneur lui donne une grande révélation.

Après un temps de prière en mi - journée, il se retire à l’étage pour un court moment de repos. Il s’assoupit. Dans quelques fractions de minutes, il voit une vision qui ne le laisse pas indifférent. Il voit devant lui une nappe contenant des reptiles de toutes sortes et il entend la voix du Seigneur qui dit : tue et mange. Cela se produit trois fois. Il se réveille et se met à réfléchir pour comprendre le sens de la vision.

Pendant qu’il était préoccupé par la vision, trois personnes frappent à la porte disant qu’elles cherchent un certain Simon Pierre. Au même moment, il entend la voix du Seigneur lui donner une instruction claire :

« lève-toi, descends, et pars avec eux sans hésiter, car c’est moi qui les ai envoyés » (v20)

Pierre est au carrefour de son ministère. Le Seigneur ouvre grandement une porte pour aller apporter l’Évangile devant la colonie romaine établie à Césarée. Il s’agit d’un rendez-vous divin !

Trois secrets des hommes que Dieu conduit au rendez-vous

Le rendez-vous divin est un moment que Dieu prépare pour bénir, consoler, élever et positionner celui qu’il aime. Il y a dans la vie de chacun un moment de Dieu. Je vous encourage de ne pas manquer ce moment. L’avenir de chacun de nous se joue dans la manière qu’il répond à Dieu pour se présenter à ce rendez-vous. Pierre est conscient d’avoir reçu une vision du Seigneur. Il est tellement hésitant que le Seigneur lui vient en aide pour ne pas manquer de saisir cette occasion pour avancer.

Trois expressions révèlent ces secrets.

1- Lève-toi

Lève-toi est une expression qui interpelle une catégorie d’hommes et de femmes assis :

  • Dans le découragement,
  • Dans la déception,
  • Dans la révolte,
  • Mais ayant le cœur rongé par la douleur à la suite des blessures,
  • Dans l’incompréhension des évènements qu’ils vivent,
  • Mais pensant que Dieu les a abandonné (oublié leur cause)
  • Mais pensant qu’ils sont au bout du rouleau, plus rien à faire. Ça a trop duré !

‘’Lève-toi ‘’ est une parole prophétique qui annonce la fin d’une saison et inaugure un temps nouveau de Dieu.

‘’Lève-toi’’ est une parole ointe de Dieu qui apporte la guérison, la délivrance et la restauration sans laquelle nulle ne peut entrer dans la nouvelle saison.

‘’ Lève-toi’’ est une parole révélant que ce n’est pas fini, les évènements passés sont derrière toi, Dieu inaugure un nouvel avenir pour ta vie.

2- Descends

Ce mot d’ordre de Dieu appelle Pierre à quitter le village de l’immobilisme ou de statuquo. Descendre est un verbe de mouvement qui indique que Dieu appelle Pierre à poser des pas de ‘’foi’’ dans la nouvelle direction.

Je reprends ma réflexion de tout à l’heure :

  • arrête de calculer, aie foi en Dieu,
  • arrête de mesurer, aie foi en Dieu,
  • Cesse d’hésiter pour poser les premiers pas, aie foi en Dieu,
  • Bannis la peur d’avancer, aie foi en Dieu

Le Seigneur fixe à Pierre un rendez-vous dans la maison de Corneille un officier romain en poste à Césarée. IL montre à Pierre une image sans détail de la description de la rencontre : les types de personne et la manière dont les choses se dérouleront. Tout ce qu’il demande à Pierre, c’est l’obéissance de la foi.

3- Pars

‘’ Pars’’ a le sens de se mettre en mouvement en une direction précise. Le Seigneur insiste en disant à Pierre : arrête d’hésiter. L’invitation que les trois hommes te tendent est une porte étroite que j’ouvre devant, c’est mon œuvre.

Ne manque surtout pas ce rendez-vous important que j’ai préparé pour ton ministère. Tu auras l’occasion de rencontrer l’élite de la ville de Césarée. J’ai convoqué les officiels, les autorités administratives et leurs familles afin qu’ils écoutent l’Évangile.

Par ce verbe, le Seigneur donne l’ordre à Pierre d’agir’’. Toute parole qui n’est pas suivie d’une action ne produit aucun fruit.

La suite du texte montre que Pierre a obéi. Il a suivi ces trois hommes jusqu’à Césarée. Dieu va encore agréablement le surprendre. Au lieu de rendez-vous, il trouve une maison pleine d’officiers militaires, des amis, parents, amis et voisins de Corneille.

Encore une fois, Pierre ne savait pas ce qui l’attendait. Il est en face de l’élite de la ville, sans prédication en main, il se met à rendre témoignage de la personne et du ministère de Jésus. Pendant qu’il donnait son témoignage, une fois de plus, le Seigneur le surprend encore, le Saint Esprit descend sur les païens réunis. Pierre est en face d’une grande moisson d’âmes. Il s’agit d’une moisson surnaturelle que le Seigneur lui donne.

‘’ Pars’’ est un mot d’ordre révolutionnaire que Dieu adresse à Pierre. Il a le sens de triompher sur ce qui le retient. Pierre a sa vision du monde très étroit dans lequel il doit vivre. Je suis ‘’ juif ‘’, je dois conserver mon identité et ma culture. Voilà ce qui retient Pierre d’avancer et de produire plus. Le Seigneur le sort de son monde confortable pour affronter d’autres réalités, rencontrer et composer avec d’autres cultures. Il doit s’adapter aux réalités du monde dans lequel le Seigneur l’appelle à vivre.

Conclusion

Ce n’est pas un rêve, Dieu te parle Tu as vu dans un songe que les conditions de ta vie vont changer, tu te marieras, tu auras des enfants, tu auras un nouvel emploi, tu seras un prédicateur, tu quitteras ce pays, tu iras dans nouveau pays et tu prospéreras. C’est vrai, ces évènements vont se réaliser dans ta vie Ce n’est pas un rêve, Dieu te parle Une voix chuchote tout dans ton cœur, Dieu va te bénir en 2013. C’est vrai la saison de larme s’achève, un temps nouveau de Dieu arrive. Dans pas longtemps, Dieu ouvre une nouvelle page de l’histoire pour ta vie. Ce n’est pas un rêve, Dieu te parle. Amen !

 

Kabuya Masanka J.01

 

CEP Montréal

le 17- mars 2013

Rév.Joseph Kabuya Masanka, Dr Th.

 
Nous sommes le peuple d’alliance

Jér 31.33, Mt 26.28

 

Jér 31.31-33

31 Voici que les jours viennent, –– Oracle de l’Éternel, Où je conclurai avec la maison d’Israël et la maison de Juda Une alliance nouvelle,

32 Non comme l’alliance que j’ai conclue avec leurs pères, Le jour où je les ai saisis par la main Pour les faire sortir du pays d’Égypte, Alliance qu’ils ont rompue, Quoique je sois leur maître, –– Oracle de l’Éternel.

33 Mais voici l’alliance Que je conclurai avec la maison d’Israël, Après ces jours–là, –– Oracle de l’Éternel : Je mettrai ma loi au–dedans d’eux, Je l’écrirai sur leur cœur ; Je serai leur Dieu, Et ils seront mon peuple.

Mt 26.26-28

26 Pendant qu’ils mangeaient, Jésus prit du pain ; après avoir prononcé la bénédiction, il le rompit et le donna aux disciples en disant : Prenez, mangez ; c’est mon corps.

27 Il prit ensuite une coupe ; après avoir rendu grâce, il la leur donna en disant : Buvez–en tous :

28 c’est mon sang, le sang de l’alliance, qui est répandu en faveur d’une multitude, pour le pardon des péchés.

 

L’homme est un être communiant. Dieu l’a créé avec un besoin de vivre en communion (relation) avec ses semblables. Pour rendre ses relations durables, au Moyen-Orient, les hommes établissaient des accords :

  • amicaux,
  • politiques,
  • commerciaux,
  • Paix, etc. 
  • Ces accords (traités d’entente) s’appellent alliances.

L’AT conserve plusieurs traités des accords signés entres les individus, nations, rois, amis, etc.

Le mot ‘’alliance’’ est le terme clé dans deux testaments.

C’est un terme qui revient plusieurs fois dans la Bible : 283 fois dans le AT et 33 NT. La fréquence du mot alliance se situe parmi les deux ou trois cent mots les plus employés dans la Bible (pierre 269, mère 220, pain 297, paix 237)

Cette statistique montre l’importance de ce mot dans la pensée de Dieu.

Il s’agit des accords horizontaux (homme – homme). Nous lisons dans la Bible différents types d’alliance :

  • Alliance d’amitié (David & Jonathan) (1Sa 18.1-3),
  • Alliance politique et commerciale (roi Ben Hadad & roi Achab (1R 20.34)
  • Alliance de mariage (Isaac & Rebecca Gn 24)
  • Alliance de paix (Gn 26.28, 31.44), (Laban & Jacob)

Langage biblique

Nous lisons dans la Bible une série d’expressions qui indique l’acte de conclure une alliance :

  • Faire une alliance (2 Chr 16.3)
  • Couper une alliance ( Jr 34.19)
  • Sceller une alliance
  • Pacte de sel (Nb 18.19; Lv 2.13; Gn 15.10)
  • Conclure une alliance (Gn 31.44; Gn 17,2)

Sens de l’expression ‘’ Alliance’’

Il signifie : convention, traité, pacte.

Nous lisons dans la Bible plusieurs alliances entre les peuples, les amis, époux & épouse.

Rites d’alliance

  • Livre d’alliance (Ex 24.7)
  • Offrir un sacrifice (animaux coupés) (Gn 15.9-10), les contractants passaient entre les animaux (Gn 15.17) en prononçant des imprécations contre celui qui manquerait à sa parole
  • Un festin était offert (Gn 26.30)
  • Sarments,
  • Ériger un signe visible (stèle, pierre) (Gn 31.45)

Dieu a un statut de supérieur de Roi des rois et Souverain suprême. L’alliance suppose un rapport entre les égaux. Mais par analogie se sert de ce type d’accord pour traduire les rapports avec l’homme qu’il a créé. Ce langage aide l’homme à mieux comprendre ce que Dieu veut dire ou exprimer.

Types d’alliances entre Dieu et Israël

Voici trois grandes alliances que Dieu a conclues avec son peuple. À chaque alliance, Dieu établit un signe

  • Noé Gn 8.20-9.27 – arc- en-ciel
  • Abraham 15.1-21; 17.1-27- circoncision
  • Sinaï Ex 19-24 sabbat

Israël est désigné comme étant le peuple d’alliance (Dn 11.22). Il a conclu avec Dieu une sainte alliance (Lc 1.72)

Nouvelle alliance

À la différence de l’AT où le prêtre apporte l’animal sur l’autel en sacrifice, Jésus-Christ s’offre lui-même sur la croix pour conclure une nouvelle alliance avec Dieu afin d’accomplir la prophétie de Jérémie 31.31. Il donne sa vie et son sang pour le péché de l’humanité. C’est le sens des paroles qu’il prononce dans Mt 26.28.

La nouvelle alliance, dit l’auteur de l’épître aux Hébreux, est meilleure à cause de son meilleur sacrifice (7.22; 9.23) c.à.d. de Jésus – Christ conçu sans péché (agneau de Dieu) venu dans le monde pour s’offrir en sacrifie pour le péché de l’humanité (Jn 1.29 )

Par sa mort à la croix, Christ met fin à l’ancien sacerdoce (Aaron) pour inaugurer un nouveau sacerdoce non transmissible (celui de Melchisédeck)

Les bienfaits de l’alliance

  1. Rachat (Ga 3.13, Col 1.14)
  2. Justification (Rm 5.1)
  3. Communion avec Dieu (1 Co 1.9)
  4. Adoption ‘’introduit dans la famille de Dieu’’ (Jn 1.12; 20.17, Eph 2.19)
  5. Don de la vie éternelle (Eph 2.5-6, Jn 3.36)
  6. Protection (1Pie 1.5, Jn 10.27-28)
  7. Accès libre (direct) au trône de Dieu (Eph 2.18, Hb 10.19-20) 
  8.  Héritage (Col 3.24; 1Pie 1.4)
  9. Pardon de nos offenses (Col 1.14)
  10. Réconciliés avec Dieu et avons la paix avec Dieu (2R 23.2-21;Rm 5.1)
  11. Annulation de la condamnation & la malédiction et nous a introduit dans lignée de bénédiction (Ga 3.13-14; Col 2.13-15, Rm 8.1)
  12. Héritiers de Dieu (Rm 4.13) Héritiers de Christ (Ga 3.29), Héritiers de l’espérance de la vie (Tt 3.7)

Conclusion

La Bible est la seule source de révélation sur notre identité et relation avec Dieu. Elle nous enseigne qu’à partir du moment où nous avons cru en Christ, nous sommes entrés en alliance avec Dieu. Sa mort à la croix est un sacrifice pour notre rédemption. Christ est notre Rédempteur.

Pour ceux et celles qui croient en lui, ils ont des privilèges infinis que seule la Bible rapporte. Ces sont privilèges gratuits (grâce) que Dieu leur accorde en Christ. Ne mélangeons avec la révélation de Dieu avec nos rêves, culture, expériences, sensation.

Comme les chrétiens de Bérée, revenons toujours à la source, c’est à dire la Bible pour savoir ce que Dieu dit à notre sujet et sa volonté à notre égard.

 

Kabuya Masanka J.01

Rév.Joseph Kabuya Masanka, Dr Th.

Église CEP/ Montréal 27 Janvier 2013

 
2013, UNE ANNÉE DE RÉCOLTE

Jean 4:27-42

27 Là-dessus arrivèrent ses disciples, qui furent étonnés de ce qu'il parlait avec une femme. Toutefois aucun ne dit : Que demandes-tu ? ou : De quoi parles-tu avec elle ?

28 Alors la femme, ayant laissé sa cruche, s'en alla dans la ville, et dit aux gens :

29 Venez voir un homme qui m'a dit tout ce que j'ai fait ; ne serait-ce point le Christ ?

30 Ils sortirent de la ville, et ils vinrent vers lui.

31 Pendant ce temps, les disciples le pressaient de manger, disant : Rabbi, mange.

32 Mais il leur dit : J'ai à manger une nourriture que vous ne connaissez pas.

33 Les disciples se disaient donc les uns aux autres : Quelqu'un lui aurait-il apporté à manger ?

34 Jésus leur dit : Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m'a envoyé, et d'accomplir son œuvre.

35 Ne dites-vous pas, vous, qu'il y a encore quatre mois jusqu'à ce que vienne la moisson ? Eh bien,, je vous le dis, levez les yeux, et regardez les champs : ils sont blancs pour la moisson.

36 Celui qui moissonne reçoit un salaire, et amasse des fruits pour la vie éternelle, afin que celui qui sème et celui qui moissonne se réjouissent ensemble.

37 Car en ceci ce qu'on dit est vrai : L’un sème, et l’autre moissonne.

38 Je vous ai envoyés moissonner où vous n'avez pas travaillé ; d'autres ont travaillé, et vous êtes entrés dans leur travail.

39 Plusieurs Samaritains de cette ville crurent en Jésus à cause de cette déclaration formelle de la femme : Il m'a dit tout ce que j'ai fait.

40 Aussi, quand les Samaritains vinrent le trouver, ils le prièrent de rester auprès d'eux. Et il resta là deux jours.

41 Un beaucoup plus grand nombre crurent à cause de sa parole ;

42 et ils disaient à la femme : Ce n'est plus à cause de ce que tu as dit que nous croyons ; car nous l'avons entendu nous-mêmes, et nous savons qu'il est vraiment le Sauveur du monde.

 

Je bénis le Seigneur pour ce premier message de l'année 2013. Je saisis toujours l'occasion du premier culte de l'année pour communiquer à l'église la vision de Dieu. Le v35 est au coeur de l'entretien de Jésus avec ses disciples. Relisons ce court passage :

35 Ne dites-vous pas, vous, qu'il y a encore quatre mois jusqu'à ce que vienne la moisson ? Eh bien, je vous le dis, levez les yeux et regardez les champs : ils sont blancs pour la moisson.

 Les champs, dit Jésus, sont blancs pour la moisson. Cette vérité est notre thème de l'année. En d'autres termes, Jésus dit à notre église:

 

2013, UNE ANNÉE DE RÉCOLTE 

 

 Quelqu'un peut dire à haute voix : "2013, une année de récolte". Voici une parole prophétique sur notre église. Lorsque la bénédiction se repend sur l'église, il va de soit, qu'en 2013, tu entres aussi dans une saison qui s'appelle la récolte. Cette révélation touche d'abord le domaine spirituel car nous moissonnerons des âmes que Jésus a préparées depuis l'éternité. puisque Dieu peut faire infiniment au - delà de ce que nous demandons et pensons, la récolte déborde les limités des âmes. Voilà ce qui me conduit à affirmer avec les écritures que 2013, est une année bénie. La bénédiction touchera ta santé, tes études, ta profession, tes affaires. L'Eternel te fera plus du bien cette année que dans le passé. ll ouvrira des portes devant toi, il te donnera la paix, tu avanceras mais tu ne reculeras pas. Tu porteras plus de fruits mais tu ne sécheras pas. Tu témoigneras l'amour, la grandeur et la magnificence de notre Dieu. Dieu agira en ta faveur. Voilà ce qui m'amène à te dire que 2013, c'est ton année.

 

1. Le cadre historique

Comme tout juif mâle, Jésus était descendu de la Galilée à Jérusalem pour fêter la Pâque. Après la Pâque, il est resté huit mois exerçant le ministère dans la ville sainte. Au mois de décembre de la même année, Jésus reprend le chemin de retour en Galilée. Ce qui est intéressant, c'est qu'il décide de modifier son itinéraire. Au lieu de suivre le chemin de la route de Caravane située sur la rive droite du Jourdain, il empreinte une voie inhabituelle, il passe par la Samarie.

Cette année, le Seigneur prendra avec toi des chemins des détours, inhabituels, car il veut se révéler à toi ou t'enseigner des vérités importantes en rapport avec le royaume de Dieu. Tel est le cas de ce récit.

À mi - chemin, dans le faubourg de la ville de Sychar, au puits Jacob, Jésus s'arrête et dit à ses disciples qu'il est fatigué. De cet endroit, il les envoie dans la ville pour se ravitailler.

Entre temps, il voit venir une femme Samaritaine à laquelle il présente le message du royaume. Touchée par la révélation de Jésus comme messie d'lsraë|, cette femme court vite rendre témoignage à tout son village qu'elle vient de faire une expérience merveilleuse avec le messie dont les livres saints parlent.

Entretemps, les disciples sont revenus et ils sont surpris de voir Jésus s'entretenant avec la Samaritaine. Jésus lève les yeux et voit venir à lui plusieurs hommes de Sychar vêtus de vêtements traditionnels blancs. C'est alors que Jésus prend la parole et dit aux disciples :

35 Ne dites-vous pas, vous, qu'il y a encore quatre mois jusqu'à ce que vienne la moisson ? Eh bien, je vous le dis, Ievez les yeux et regardez les champs : ils sont blancs pour la moisson.

 

L'expression "les champs sont blancs" désigne des Samaritains qu'il compare à un champ de blé ou d'orge prêt pour être moissonné.

Notre thème de l'année gravitera autour des quatre sous-thèmes que j'appelle "les axes de l'année 2013".

2. Les quatres axes de l'année de récolte.

Voici quatre grands axes de l'année de récolte.

 

1. Année de changement de langage

 

Jésus débute sa révélation par une interpellation sur la manière dont les disciples parlent. ll affirme: "ne dites-vous pas, vous, qu'il y a encore quatre mois jusqu'à la moisson. " (v35a).

Effectivement, les disciples ont raison de faire un tel calcul. Étant au mois de décembre, la moisson de blé et d'orge avait lieu vers la mi-avril soit quatre mois plus tard selon le décompte des disciples. Jésus veut simplement dire : "L'expérience que vous allez vivre ne respectera pas les lois de la nature auxquelles vous êtes habitués. Cette fois, j'agirai différemment. Sortez des vos habitudes et changez vos manières de voir et de faire en 2013".

 Habituellement, notre langage est influencé par:

  • Les réalités de notre vie, (Juges 6.15, Jérémie 1.7)
  • Les expériences difficiles, (Genèse 35.7-18)
  • L'esprit de découragement (1Samuel 16.25)

En 2013, le Seigneur nous invite à parler un langage de foi, c'est à dire voir notre vie et les réalités de chaque jour à la lumière de la parole.

  • Je suis rempli de force (Michée 3.8)
  • Je prospère à tous égards (3Jean 1.3)
  • Je suis dans l'abondance (Philippiens 4.18)
  • Je triomphe dans chaque épreuve (Psaumes 60.8)
  • Je réussis dans ce que je fais (Josué 1.8; Psaumes 1.1) 
  •  Le Seigneur exhausse mes prières et me donne tous ce que je demande (Ephésiens 3.20-21)

La parole qui sort de ta bouche a une importance capitale dans ta vie. Ce que tu dis est une confession qui apportera le bonheur ou le malheur. C'est la raison pour laquelle, en 2013 tu dois confesser des vérités que les Écritures saintes révèlent selon le plan éternel de Dieu. Tu te rendras compte que les vérités que tu confesseras seront en contradiction avec la réalité de ta vie quotidienne. Parfois, tu auras l'impression de devenir fou, car tu affirmeras des vérités en contradiction avec ce que tu es en train de vivre. Crois simplement que les réalités sont comme un nuage et les vérités que tu confesses sont comme les rayons de soleil qui chasseront les nuageg noirs.

Le Diable te met sous pression afin que tu confesses continuellement des situations difficiles que tu traverses, tels que l'échec, Ie chômage, le manque d'argent, la tension dans le couple, etc. En 2013, change la manière de parler. Confesse la bénédiction, le succès, la victoire, le changement que le Seigneur promet de t'accorder. Les paroles que tu confesses ont un grand impact dans ta vie. Elles affectent l'atmosphère dans laquelle tu vis et déterminent ce qui va arriver dans ta vie. Autrement dit, ce que tu confesses arrivera dans ta vie.

David s'est engagé dans la bataille contre Saül sans arme, mais il confessait sa victoire en s'appuyant sur les promesses de Dieu. Vous connaissez l'issue de la bataille, c'était la victoire. (1 Sa 16.35.45)

En 2013, ne parle pas selon les circonstances et les réalités de ta vie. Confesse les promesses que tu as reçues de Dieu.

 

2. Année d'engagement

La récolte est une récompense des efforts de dur labeur. En Palestine, les laboureurs travaillaient sous une chaleur accablante pour cultiver la terre. J'ai lu trois textes dans le livre de Proverbes qui ont beaucoup interpellé mon coeur:

 

  • A la saison froide, le paresseux n’a pas envie de labourer. Au temps de la moisson, il cherche à récolter, mais ne trouve rien. (20.4)
  • Les paresseux n’ont jamais d’argent, les hommes énergiques obtiennent les richesses. (11.16)
  • Toi qui es paresseux, va donc voir la fourmi, observe son comportement et tu apprendras la sagesse. (6.6)

 La paresse est le comportement de quelqu'un qui refuse de faire un effort en trouvant toujours une raison : "il fait froid, je ne connais pas, je suis malade, je ne suis pas capable, etc.".

ll n'y a pas de fruits sans effort. La loi de l'effort est le secret des gens productifs. Vous avez sans doute lu cette déclaration dans mon livre <"Le caractère des héros de la foi" :

"Rien au monde ne peut remplacer la persévérance ni le talent - les hommes talentueux qui n'ont pas réussi sont légion - ni le génie - les histoires de génies méconnus sont quasi proverbiales. Seules la persévérance et la détermination sont toutes puissant" Calvin Coolidge

Je peux remplacer "persévérance" par "engagement" pour montrer que l'engagement est un principe divin.

 L'engagement touche aussi au domaine spirituel. Au début de l'année 2013, je fais appel à la conscience de chacun de se lever et de s'impliquer dans la vie et la marche de l'église. (Mt 25.14ss). Chacun a reçu du Seigneur un talent (don) afin qu'il le mette à la disposition de l'église. ll y a sans doute des ministères et des activités qui manquent. Par votre expérience dans la vie, je vous invite à vous manifester avec des projets et des initiatives afin de donner à l'église un nouveau souffle et un visage différent.

 

3. L'année des fruits surnaturels

 

L'Éternel est le Dieu qui nous surprend. C'est l'expérience que tu vas avec Lui en 2013. C'est un Dieu des surprises.

Jésus emprunte un chemin inhabituel avec ses disciples. Les disciples ne comprenaient même pas pourquoi leur Maître avait choisi de prendre ce chemin.

Sur la route, Jésus s'arrêwte dans un village païen sans leur donner la raison. Curieusement, le voyage prend un tournant exceptionnel. Ce qui était un simple transit se transforme en une grande croisade d'évangélisation avec comme fruits: "moisson des âmes vient au salut".

Le bon berger marche devant toi pendant l'année 2013.Il sera ton guide et ton conseiller. ll dirigera les circonstances mêmes difficiles afin que tu sois béni. Tu expérimenteras la promesse suivante sur ta vie :

"Tes oreilles entendront derrière toi cette parole : Voici le chemin, marchezl ! Quand vous irez à droite, Ou quand vous irez à gauche. " (Es 30.21)

L'expérience de voyage de Jésus et ses disciples au puits de Job dans le village de Sychar montre quatre domaines des bénédictions divines :

  1. La direction divine : Jésus dirige les disciples sur un chemin nouveau qui ne semble pas conforme à la tradition. Mais le Seigneur sait pourquoi.
  2. Le rendez-vous divin : Le pourquoi du Seigneur est le rendezvous catalyseur en vue du réveil.
  3. La multiplication du peu de fruits dans tes mains : à partir d'une femme de mauvaise vie du village, le Seigneur touche tout un village.
  4. Des surprises de Dieu : à la fin de l'épisode, les disciples pouvaient dire avec raison : "Le Seigneur nous as surpris"

Le récit du réveil de Samarie nous révèle à quel point Jésus a conduit ses disciples à obtenir des fruits surnaturels sur un territoire qu'il n'avait pas prévu dans leur agenda pour évangéliser. Car le Seigneur emprunte les chemins de détours et méprisables pour bénir, pour surprendre les disciples.

4. L'année de témoignage

La ville de Samarie vit un grand réveil de son histoire. La clé de ce réveil s'appelle le témoignage. Tout commence par Jésus, il témoigne à Ia Samaritaine. Touchée par ce qu'elle a entendu et vu, elle laisse sa cruche, rentre dans son village et raconte à tous qu'elle a rencontré "quelqu'un qui lui a dit tout sur sa vie. Ne serait-ce pas Ie messie". Tout le village est en ébullition et court pour venir voir ce messie.

Le XX ième siècle a vu naitre trois grands mouvements de réveil : pentecôtiste, charismatique et Full Gospel. Dernière ces trois réveils, il y a un seul dénominateur commun : le témoignage.

Témoigner a ici le sens de raconter les bienfaits de Dieu. Les premiers réveils sont nés au milieu des prolétaires, les gens sans instructions. Très vite, le Réveil s'est propagé comme un feu de brousse dans les villes et villages dans le monde car les gens gagnés par le message de réveil témoignaient leurs expériences. L'apôtre Paul interpelle les chrétiens de Rome :

14 Mais comment feront-ils appel à !ui s'ils n'ont pas cru en lui ? Et comment croiront-ils en lui s'ils ne l'ont pas entendu ? Et comment entendront-ils s'il n'y a personne pour le leur annoncer ?  (Rm 10.14)

Le témoignage n'est pas l'affaire des prédicateurs. C'est la responsabilité de chaque enfant de Dieu qui raconte dans son propre langage les bienfaits de Dieu autour de lui. Une année de témoignage, signifie que je partage ma foi autour de moi.

 

Conclusion

Année 2013, année de récolte, c'est ton année!

Dieu ne te donne pas une nouvelle année pour que l'histoire de ta vie passée se reproduise.

Le Seigneur te donne une nouvelle année de grâce pour te conduire différemment. ll empruntera des voies qui te sembleront loin et détournées. En fin de compte, tu seras surpris par des fruits qu'il te donnera.

L'histoire de ta vie ne va pas se reproduire en 2013. Cette année, Dieu va faire quelque chose de différent et de nouveau.

Je te mets au défi de ne pas débuter l'année 2013 dans un esprit défaitiste. Compte sur les promesses et la main invisible de notre Dieu. Le thème que le Seigneur nous donne, "Année de récolte", doit te mettre dans un esprit de foi et d'espérance que les grandes choses de Dieu sont sur le point d'arriver.

Dieu te bénira pour que tu sois témoin de sa grandeur, de sa puissance et de son amour.

 

Amen

 

Kabuya Masanka J.01

Rév. Joseph Kabuya Masanka

CEP l Montréal, le 06 janvier 2013.

 

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Pendant des jours difficiles, Dieu fait voler des corbeaux

1 Rois 17.1-9

Quelle joie d’être sous le regard de notre Dieu aujourd’hui. Lisons la parole de Dieu dans le livre de 1Rois 17.1-9

1   Un prophète nommée Elie, originaire du village de Tichbé en Galaad, vint dire au roi Achab : –– Aussi vrai que l’Eternel, le Dieu d’Israël que je sers, est vivant, il n’y aura ces prochaines années ni rosée ni pluie, sauf si je le demande.

2  Après cela l’Eternel dit à Elie :

3  –Quitte ce lieu, va vers l’est et cache-toi dans le ravin du torrent de Kerith à l’est du Jourdain.

4  L’eau du torrent te servira de boisson et j’ai ordonné aux corbeaux de te nourrir là-bas.

5  Elie partit donc et fit ce que l’Eternel lui avait demandé : il alla s’installer près du torrent de Kerith à l’est du Jourdain.

6  Matin et soir, les corbeaux lui apportaient du pain et de la viande, et il se désaltérait de l’eau du torrent.

7  Mais au bout d’un certain temps, comme il n’y avait plus de pluie dans le pays, le torrent se dessécha.

8  Alors l’Eternel lui adressa la parole en ces termes :

9  Mets–toi en route et va à Sarepta, dans le pays de Sidon, et installe-toi là-bas. J’ai ordonné à une veuve de là-bas de pourvoir à ta nourriture.

Voici un témoignage extraordinaire de la providence de notre Dieu. Avant d’examiner ce récit, je  vais vous donner quelques témoignages :

  1. L’histoire de frère Filibert

  2. Le secours de notre voiture

  3. Une sœur de Floride,

La pensée du Seigneur ce matin se résume en ces termes :

Pendant des jours difficiles, Dieu fait voler des corbeaux

  1. Les jours difficiles

Les jours difficiles se réfèrent :

  • aux moments  d’épreuve où tu as perdu l’argent du commerce

  • aux moments d’échec, de douleur ;

  • aux moments où vous êtes à bout   ;

  1. Nul n’est à l’abri des temps difficiles – ils  frappent tout le monde, riches et pauvres, jeunes et vieux, hommes et femmes

  2. Les jours difficiles peuvent être courts comme ils peuvent être assez longs.

  3. Les jours difficiles perturbent notre vie et notre programme.

Une chose est certaine, pendant les jours difficiles, Dieu fait voler les corbeaux.

  1. Les corbeaux

Les corbeaux sont des agents surprises porteurs de l’intervention surnaturelle de Dieu. Dieu utilise la nature, les ennemis pour intervenir pendant les jours difficiles afin de les  changer pour  donner une vie normale.

  • Souvenez-vous d’Agar

  • Saul à la recherche des ânesses de son père ;

La Bible regorge de témoignages de jours difficiles ainsi que de l’intervention de Dieu.

III Contexte

Le récit qui nous préoccupe ici se rapporte à un des temps difficiles qu’Israël a connu.  Il s’agit  d’un temps de sécheresse. Dieu avait  frappé son peuple à cause du péché. Dieu ne laisse pas le péché impuni car il est juste.  Il accorde le temps aux pécheurs pour qu’ils se repentent.

Le péché d’Israël est général, il s’agit de l’idolâtrie- Achab était mal marié- il avait épousé une femme païenne (Sidonienne) du nom de Jézabel . Cette femme a eu une mauvaise influence sur toute une nation sauf Elie et 700 autres prophètes de l’Éternel.

Pendant trois ans et demi, Dieu avait fermé le ciel, pas de pluie, pas de nourriture, les gens mouraient comme des mouches. Alors la population était durement éprouvée, Dieu trouve une solution pour nourrir Élie.

Il le dirige vers un torrent et mandate un corbeau de le nourrir.

IV Le portrait de l’homme que le corbeau secourt

Voici trois principes de l’homme qui bénéficie du secours des corbeaux.

a)- Un homme sans compromis (v1)

Elie de Tichbite porte un homme riche de sens,  Eliyahou- l’Éternel est  mon Dieu.  Il a vécu au milieu d’un peuple qui a appelé le mal bien, mais il a su se démarquer du mode de vie de ceux et celles de sa génération pour faire la différence. Elie n’a pas reproduit les habitudes de danse, d’habillement, de langage et de comportement.

Il avait comme devise,  les jours sont mauvais mais je vis pour Dieu.

b) Prendre la direction divine (v3)

    3  –Quitte ce lieu, va vers l’est et cache-toi dans le ravin du torrent de Kerith à l’est du Jourdain.

Elie vit pour Dieu mais il va plus loin, il cherche la direction divine –Dieu s’adresse à Elie dans des termes simples, « quitte ton village et va dans le désert  au torrent. »

Deux vérités à souligner :

  • savoir écouter Dieu – lorsque Dieu a parlé, Elie comme un homme mature,  a écouté et discerné la voix de Dieu.  Il est intéressant de constater comment Elie est sensible à la voix de Dieu (v9). Laisses-toi diriger par le Seigneur, tu verras le corbeau pendant les jours difficiles.

  • il a obéi,  a pris seul  le chemin du désert.

La direction divine est le plan de Dieu pour ta vie, c’est le rendez-vous divin.  Ne manque pas d’être là où Dieu te veux, n’aie pas peur de faire ce que Dieu te demande à cause des autres. Le corbeau est là où Dieu t’a fixé rendez-vous.

c)-Mener une vie de foi (v6)

«  Matin et soir, les corbeaux lui apportaient du pain et de la viande, et il se désaltérait de l’eau du torrent. »

Le verset 6 constitue une scène fascinante de ce récit,  je vois Elie qui arrive au torrent – il se dit en lui-même : Ce que Dieu a dit est vrai, il va me nourrir par une voie originale – le corbeau m’apportera du pain.

La  foi nous mène dans des expériences nouvelles jour après jour.

Elie vit au rythme de Dieu, un pain par jour  pas plus – quelle belle école de Dieu.

Ne marche pas plus vite que Dieu- ne précède pas Dieu.

Une remarque intéressante, Elie voit dans le corbeau la main de Dieu mais Elie ne manque pas de pain et tue le corbeau. Ne tue pas le corbeau. Il y a des gens qui t’ont fait du bien hier, sois reconnaissant encore aujourd’hui.

Conclusion

Dieu crée des voies nouvelles pour intervenir  pendant les jours difficiles que tu traverses. Combien il est important de discerner de quelle manière le Seigneur  te  conduit et agit  en  ta faveur.  À chaque jour difficile, il y a un corbeau. Dans chaque désert, il y a un torrent et un corbeau.

Amen

Rév. Joseph Kabuya Masanka, Dr Th

CEP / Montréal

 
Malgré le temps, Dieu a béni

Luc 1.5-13

" 5 Au temps d'Hérode, roi de Judée, il y eut un sacrificateur, du nom de Zacharie, de la classe d'Abia ; sa femme était une descendante d'Aaron, et son nom était Élisabeth.
6 Tous deux étaient justes devant Dieu, et suivaient d'une manière irréprochable tous les commandements et les ordonnances du Seigneur.
7 Mais ils n'avaient pas d'enfant, parce qu'Élisabeth était stérile, et ils étaient l'un et l'autre d'un âge avancé.
8 Or, dans l'exercice de ses fonctions devant Dieu, selon le tour de sa classe,
9 il fut désigné par le sort, suivant la coutume du sacerdoce, pour entrer dans le temple du Seigneur et pour y offrir le parfum.
10 Toute la multitude du peuple était dehors en prière à l'heure du parfum.
11 Alors lui apparut un ange du Seigneur, debout à droite de l'autel des parfums.
12 Zacharie fut troublé en le voyant, et la crainte s'empara de lui.
13 Mais l'ange lui dit : Sois sans crainte Zacharie ; car ta prière a été exaucée. Ta femme Élisabeth t'enfantera un fils, et tu l'appelleras du nom de Jean.
14 Il sera pour toi un sujet de joie et d'allégresse, et beaucoup se réjouiront de sa naissance.

Voici un récit de la Bible que nous sans doute lu tant de fois. En le relisant cette semaine, c’est comme une voix non audible de Zacharie souffle tout bas à l’oreille d’Élisabeth ce message qui constitue le thème de ma prédication :

Malgré le temps, Dieu nous a bénis

  • Malgré le temps si long de stérilité ….. Dieu nous bénis;
  • Malgré le temps si long de chômage…… Dieu m’a béni;
  • Malgré le temps long de célibat ………… Dieu m’a béni;
  • Malgré le temps si long d’instabilité sociale……..Dieu m’a béni;
  • Malgré le temps de confusion dans ma vie ……Dieu m’a béni

Témoignage :

La Arline (comme j’ai l’appelée) était une sœur très engagée dans le milieu de la Ligue et de son groupe d’étude biblique. Je l’ai vu venir à tous les camps bibliques pour se nourrir et affermir sa foi. Elle vivait chez son grand frère, les relations n’était pas au bon jour avec sa belle-sœur. Elle finit ses études à institution, elle a trouvé un emploi .Le désir de son cœur était de trouvé un époux et de fonder une famille. Les années passaient, la pression de la famille devenait grande mais personne ne s’intéressait à elle. Elle atteint une quarantaine avancée, la famille se moquait d’elle voir même des frères et sœurs dans la foi. Alors que tous avait tourné la page, un seul n’en avait pas tournée.

Alors que j’étais déjà en Europe, Arline m’écrit que jour pour me dire qu’elle vivait aux USA. Voilà comment les choses se sont précipités dans sa vie .Un coopérant était en fin mandant, il est venu de l’intérieur du pays vers son église comme si la main l’avait dirigé. Après l’assemblée, il a voulu rencontré Arline, de fil en aiguille, un mariage né. En immigrant aux USA, elle a amené ses parents.

  • Malgré le temps, Dieu a béni;
  • Malgré le temps, Isaac est né;
  • Malgré le temps, Ésaü et Jacob sont nés;
  • Malgré le temps, Joseph est sorti de prison et nommé premier ministre de l’Égypte;
  • Malgré le temps, David est monté sur le trône comme Dieu l’avait dit;
  • Malgré le temps, Jésus est né ;
  • Malgré le temps, Jésus est sorti vainqueur du tombeau

Le temps désigne une période qu’un évènement se déroule ou se passe. Dans la vie, le temps nous bouscule tous et crée des stress. Parfois nous prenons des décisions non mûri car le temps nous bouscule.

Les hommes de foi de tous les temps ont été inscrits dans l’école de temps ou tout semble silencieux comme Dieu est mort.

Dieu n’est pas mort !

Rappel des faits

Le récit rappel l’histoire un couple (Zacharie et Élisabeth) consacré dans la foi à une période de l’histoire ou tout Israël avait presque tourné dos à Dieu pour suivre la vie des nations païennes qui envahissaient la Palestine. Zacharie et Élisabeth font partie du reste fidèles qui avaient résolus de rester fidèles à Dieu.

Ils se sont mariés en suivant les ordonnances de Dieu. Dieu était contant de leur marche de chaque jour. Satan n’avait rien à reprocher à ce couple.

Luc présente Zacharie selon sa lignée et ses fonctions. Il était de ligne de Juda et exerçait les fonctions de sacrificateur (prêtre)

- Servir Dieu dans le sanctuaire;

- Enseigner la loi au peuple;

- Consulter Dieu au moyen de l'Ourim et du Toummim

Luc témoigne que ce couple consacré à Dieu a vécu toute sa vie sans l’attente d’avoir un enfant jusqu’à sa vieillesse. Les gens si pieux, fidèles, amis de Dieu n’avait pas d’enfant. Il y avait la contradiction entre ce que la Loi dit et la vie de ce couple. (Ex 23.26)

Zacharie et Élisabeth ont pris une décision, nous ne comprenons rien. Voici ce que Dieu dit, lors que nous regardons notre vie, nous ne voyons pas des fruits. Nous ferons une seule chose, nous nous attacherons à Dieu et nous le servirons de tout cœur. Le découragement n’a pas de place dans notre marche avec Dieu.

Zacharie était un sacrificateur comblé, car sa classe était désignée parmi les 24 classes pour officier dans le lieu Saint. Parmi son groupe, Zacharie était désigné pour entrer dans le lieu saint pour offrir le sacrifice .Ce privilège arrivait une fois par an. Même si vous dans un aspect de ta vie, tu attends la bénédiction divine, il ne faut fermer les yeux sur ce que Dieu fait aujourd’hui .qui sait si ce que tu fais est un pas vers la grande bénédiction.

Le portait d’un couple que Dieu béni

Je vais relever dans ce récit sept caractères de ce couple que Dieu a béni;

1- L’harmonie dans la couple

  • Ils partagent les mêmes valeurs (Dieu, Loi, peuple)
  • Ils regardent dans la même direction;
  • Ils ont un même agenda, là ou Zacharie se tient, Élisabeth y est .La femme connait les activités de son époux et vice-versa

2- La foi d’impact

La foi d’impact se caractérise :

  • Amour pour le Seigneur;
  • Stabilité dans la foi (fidélité);
  • Capacité de gère la pression;

Conclusion

Malgré le temps, Dieu me bénira. Notre Dieu règne sur le temps. Il n’a pas changé car la Bible affirme qu’il y a en Lui aucune ombre de variation. Le Psalmiste témoigne que j’étais jeune, j’ai veuille, je n’ai jamais vu un juste mendié son pain.

Malgré le temps, le Seigneur te bénira .Le temps est au service de la main de Dieu. Y-a-il se matin, un frère ou une sœur, qui présent la résolution comme Zacharie et Élisabeth, malgré le temps je m’attacherais à Dieu et je le servirais, au temps marqué il me bénira.

Amen

Rév.J.Kabuya Masanka, Dr Th
Montréal/CEP

 
Dieu n’a pas changé d’avis (5)

Hb.13-18

Nous voici à notre cinquième et dernier message de la série : Dieu n’a pas changé d’avis. Dieu t’a fait des promesses :

  • Malgré l’adversité que tu vis, Dieu tiendra parole
  • Malgré le temps qui passe, il accomplira tout ce qu’il a dit.
  • Malgré ton âge, il accomplira sa parole,

Ce qu’il a promis, il le fera

  • Il a promis qu’il essuiera tes larmes, … effectivement, il essuiera tes larmes
  • Il a promis qu’il te guérira…. effectivement, il te guérira malgré les limites de la science,
  • Il a promis que tu te marieras… et oui, malgré ton âge, Dieu te donnera une épouse (un époux),
  • Il a promis qu’il te bénira…. Et oui, mon Dieu te bénira dans tes études, tes fiançailles, ton travail, il t’élèvera.

Notre Dieu est Tout-Puissant. Il est capable de tenir sa parole. Aucune loi ne peut l’empêcher de réaliser de grandes choses pour ta vie.

Notre dernier message portera sur le parcours des héritiers des promesses.

Le parcours des héritiers des promesses

Nous avons commencé cette série en lisant le texte d’Hébreux 6.13-18. Nous allons terminer en relisant le même passage.

Lecture

13 Lorsque Dieu fit sa promesse à Abraham, il prêta serment par lui–même, car il ne pouvait pas jurer par un plus grand que lui.
14 Il déclara : Assurément, je te comblerai de bénédictions et je multiplierai ta descendance.
15 Abraham attendit patiemment et c’est ainsi qu’il vit se réaliser ce que Dieu lui avait promis.
16 En effet, les hommes prêtent serment par un plus grand qu’eux. Le serment leur sert de garantie pour mettre fin à toute contestation.
17 De même, voulant donner aux héritiers de ce qu’il avait promis une preuve plus forte encore du caractère irrévocable de sa décision, Dieu a garanti sa promesse par un serment.
18 Ainsi, il nous a mis en présence de deux actes irrévocables, dans lesquels il est impossible que Dieu mente. Ces actes constituent un puissant encouragement pour nous qui avons tout quitté pour saisir fermement l’espérance qui nous est proposée.

Voici le meilleur texte que j’ai lu cette année. Dieu fait la promesse à Abraham notre père dans la foi. Dieu lui fait la promesse et il ajoute un serment à la promesse. Abraham a reçu deux choses complémentaires : la promesse et le serment. Dieu dit : je vais te bénir abondement. Cette promesse est encore actuelle.

Dieu te désigne sous ce nom plein de sens : Héritier des promesses. Cette promesse te concerne car le Saint-Esprit affirme :

« 29 Si vous lui appartenez, vous êtes la descendance d’Abraham et donc, aussi, les héritiers des biens que Dieu a promis à Abraham. » (Ga 3.29)

Nous sommes les descendants d’Abraham par la foi en Jésus et nous devenons automatiquement les héritiers de toutes les promesses faites à Abraham. Cette promesse est à toi

Au v17, l’auteur de l’épître aux Hébreux affirme que cette promesse est aussi actuelle. Dieu l’a faite à Abraham et à tous les héritiers dont toi aussi.

Voici le contenu de la promesse de Dieu pour toi.

Je te comblerai des bénédictions. (v13) Autrement dit, je te bénirai abondamment. Je bénirai ta santé, emploi, affaire, ministère, famille abondamment. Qu’importe où tu vis et ce que tu vis. La promesse de bénédiction et de multiplication est sur ta vie. Tu es un homme béni. Cette bénédiction est un catalyseur. Elle affecte et change ta vie.

Abraham est un immigrant ; il vit dans le pays de Canaan depuis quelques années. Il a vieilli; il se pose des questions importantes sur sa vie, sur sa destinée surtout ce qui va lui arriver s’il meurt, car il n’a pas d’enfant. C’est dans ce questionnement, que le Seigneur lui fait cette belle promesse. Je te bénirai abondamment. Dieu promet des choses impossibles selon notre logique. Mais Dieu est capable d’accomplir ce qu’il promet.

Sens de la bénédiction

Bénir, au sens propre c’est, ‘’ Bien dire’’ ‘’eulogia’’ en grec, ou ‘’beraka’’ en hébreu et ‘’benedictere’’ en latin, qui donne notre mot français. Quand on parle de bénédiction, on fait référence nécessairement à des mots, à des paroles souvent fixées dans les formules traditionnelles et fréquemment accompagnées de gestes ritualisés, des paroles en actes. Mais de quoi parle-t-on dans la bénédiction, dans ce ‘’ bien être’’?

La bénédiction n’est pas quelque chose de matériel, de physique, de concret. Bénir c’est appeler sur un être un cadeau, un don, qu’il lui offre, qu’il lui promet. La bénédiction est conçue comme une parole ‘’efficace’’ qui va se réaliser. La bénédiction vient de Dieu. Il prononce sur ta vie une parole efficace et chargée de puissance pour produire des fruits extraordinaires. Ces paroles affectent ta santé, ton travail, ton mariage, ton ministère et tes finances, etc. La Bible relate de puissants témoignages des héritiers des promesses qui ont porté beaucoup des fruits : Abraham, Isaac, Jacob, Joseph et tout Israël ont été richement bénis.

Voici trois carrefours sur le chemin du parcours des héritiers des promesses

1- Carrefour :  nouveau départ

Dieu appelle Abraham de quitter son pays d’Our-des Chaldéens. Il quitte sa région en compagnie de son père, sa femme, son neveu Lot et ses serviteurs. Ce groupe béni de Dieu s’engage, se met en route et arrive à Hâran, ville située à mi- chemin avec Canaan. Ils érigent leur tente et habitent jusqu’au jour où Térah, le père d’Abraham meurt.

C’est alors que Dieu adresse encore sa parole à Abraham :

« 1 L’Éternel dit à Abram : Va, quitte ton pays, ta famille et la maison de ton père pour te rendre dans le pays que je t’indiquerai. 2 Je ferai de toi l’ancêtre d’une grande nation ; je te bénirai, je ferai de toi un homme important et tu deviendras une source de bénédiction pour d’autres. » (Gn 12.1-2)

L’Éternel invite Abraham à quitter Hâran :

  • Ville de blocage,
  • Ville de paralysie,
  • Ville de défaite,
  • Ville d’inquiétude (découragement, crainte, peur),
  • Ville de frustration,
  • Ville de mauvais souvenirs,
  • Ville de sécheresse,

L’Éternel recommence le projet avec Abraham en lui donnant une nouvelle direction. C’est tout ce que Dieu fait pour Israël. Quatre ans et onze mois, après la sortie d’Égypte, alors qu’Israël était en marche vers le pays promis, le peuple de Dieu s’est trouvé dans un stationnement Qadesh–Barnéa. L’Éternel vient de nouveau vers son peuple et lui adresse cette parole : « Vous avez assez longtemps séjourné près de cette montagne. » (Dt 1.6)

Dieu donne l’ordre de quitter le campement de blocage, de paralysie, d’inquiétude, de frustration et de défaite. Dieu donne un ordre pour un nouveau départ vers le pays de Canaan. C’est marcher vers la nouvelle étape spirituelle.

2- Carrefour : entrer dans la vision de Dieu

Dans sa marche avec Dieu, l’Éternel appelle Abraham à entrer dans sa vision :

14 L’Éternel dit à Abram après que Loth se fut séparé de lui : Lève les yeux et regarde depuis l’endroit où tu es, vers le nord, le sud, l’est et l’ouest :
15 tout le pays que tu vois, je te le donnerai, à toi et à ta descendance pour toujours.
16 Je rendrai ta descendance aussi nombreuse que les grains de poussière de la terre ; si l’on peut compter les grains de poussière de la terre, alors on pourra aussi compter ta descendance.
17 Lève–toi, parcours le pays en long et en large car je te le donnerai.

Nous arrivons à une étape inquiétante dans la vie du patriarche. Lot vient de se séparer d’Abraham. Le patriarche est assis dans la tente. La tente est le lieu :

  • De limite,
  • D’impuissance,
  • De déception,
  • De question sans réponse,
  • De frustration

L’Éternel appelle Abraham à sortir de sa tente et à entrer dans la nouvelle vision. Abraham demande un enfant mais Dieu lui promet une multitude. La vision de Dieu est plus grande que la notre. Elle ne tient pas compte des réalités de notre vie.

Myles Munreo explique la vision dans des termes  simples : « la vision est une claire conception de quelque chose qui n’est pas encore une réalité, mais qui existe en vous et influence votre vision du monde. Il s’agit d’une image intérieure forte d’un futur préférable. Cela signifie que le présent ne suffit pas; quelque chose d’autre est nécessaire. »

La vision est donc une fenêtre ouverte sur l’avenir. Par elle, Dieu nous montre le véritable environnement dans laquelle notre vie doit baigner pour atteindre son plein rendement. En d’autres termes, la vision est une source d’espoir, c’est la source de courage et de persévérance au milieu des difficultés. Les difficultés forment la vision, la spécificité, elle l’épure des éléments inutile pour l’emmener à sa pleine maturité.

3- Carrefour : Porter un nom nouveau

Dieu se révèle à Abraham alors que celui-ci se pose des questions sur sa situation d’homme qui sert Dieu mais qui n’a pas d’enfant. Dieu vient vers lui et lui donne un nom nouveau : « On ne t’appellera plus du nom d’Abram : ton nom sera Abraham, car j’ai fait de toi le père d’une multitude de nations. »

Le prophète Ésaïe parle aussi encore au sujet du nom et dit au sujet d’Israël : « Alors les nations verront ta justice Et tous les rois ta gloire ; Et l’on t’appellera d’un nom nouveau Que la bouche de l’Éternel déterminera. » (Es 62.5)

Tu ne t’appelleras plus :

  • je ne peux pas…… désormais tu porteras un nom nouveau, je suis capable,
  • échec….. désormais, tu porteras un nom nouveau succès et victoire,
  • malchance …. Désormais, tu porteras un nom nouveau,

Bref, on t’appellera :

  • femme de prière,
  • homme d’onction;
  • homme de parole;
  • femme d’exploit et chef d’entreprise

Conclusion

Dieu dit : « je te comblerai de bénédictions et je multiplierai ta descendance. » Cette promesse arrive au bon moment dans ta vie alors que tu traverses un long désert et tu te poses mille et une questions.

L’Éternel est le Dieu vivant. IL est infiniment grand. Il a un plan merveilleux pour ta vie. Aucune promesse n’est trop grande ou impossible pour que le Seigneur ne puisse l’accomplir dans ta vie.

Saisis ta promesse et attend ! Le Seigneur qui a donné la promesse est le Dieu Tout-Puissant. Il est capable de réaliser ce qu’il a promis car il est le Dieu Fidèle. Il faut simplement lui faire confiance et continuer à le suivre pas à pas. Au temps marqué; il fera éclater sa gloire dans ta vie. Ne te laisse pas vaincre par le doute et surtout ne prends pas de raccourci pour avoir des fruits. Tu porteras des fruits amers. Saches que la bénédiction de Dieu n’est suivie d’aucun chagrin. Dieu veut agir dans ta vie pour te combler et te rendre heureux.

Rév J.Kabuya Masanka, Dr Th.

CEP\ Montréal le 05-08-2012

 
Dieu n’a pas changé d’avis (4)

Nous voici à notre quatrième message sur le thème ‘’ Dieu n’a pas changé d’avis’’. Ce thème que nous développons depuis un mois est tiré de l’Épître aux Hébreux 6.17. L’auteur nous dit que lorsque Dieu fait la promesse, il ajoute le serment. Vous avez deux choses : promesse et serment. Cela signifie que Dieu ne change pas d’avis.

Nous avons affirmé que la promesse est une parole qui révèle le plan de Dieu pour notre vie. Par la promesse Dieu nous invite à lever nos yeux pour regarder avec foi tout ce qu’il met en place pour notre vie. La réalité de notre vie n’a rien de semblable à la destinée que Dieu a préparé pour nous. C’est pourquoi, je vous ai invité à garder les promesses de Dieu sur votre vie, elles s’accompliront car Dieu est fidèle. Sachez aussi que vous qui avez les promesses, vous livrez différents types de combats :

  • réconcilier la réalité de ta vie avec celle des promesses,
  • arriver au sommet où Dieu t’indique, même sans comprendre comment y parvenir,
  • patienter malgré que le temps d’attente semble long,
  • faire face aux opinions des gens autour qui ne vont pas dans le sens de ta foi.

Vous êtes les héritiers des doubles types de promesses : d’abord des promesses du Royaume éternel de Dieu. Ensuite vous êtes héritiers des promesses temporelles, c’est-à-dire en rapport à nos besoins quotidiens : santé, mariage, sécurité dans les temps de danger, victoire dans le combat, l’emploi, bénédiction sur la famille, portes ouvertes, etc.

Pour ce quatrième message, nous abordons le thème des défis des héritiers des promesses.

Lecture

Ps 118-14-17

14 L’Éternel est ma force et le sujet de mes louanges ; Il est devenu mon salut.
15 Des cris de triomphe et de salut s’élèvent dans les tentes des justes : La droite de l’Éternel manifeste sa puissance !
16 La droite de l’Éternel est élevée ! La droite de l’Éternel manifeste sa puissance !
17 Je ne mourrai pas, je vivrai, Et je raconterai les œuvres de l’Éternel.

Quel beau cantique !

Je vous invite à répéter avec foi les paroles de ce merveilleux cantique.

  • L’Éternel est ma force
  • Des cris de triomphe se lèvent dans ma maison,
  • La droite de l’Éternel se manifeste avec puissance dans ma vie,
  • Je ne mourrai pas, je vivrai et je raconterai les œuvres de l’Éternel.

I Le cadre historique du Psaume

Le Psaume 118 est un cantique de reconnaissance que nous classons parmi les ‘’ Psaumes royaux’’. Il célèbre l’Éternel pour sa protection et sa délivrance accordées au roi, qui a accédé au trône malgré son rejet par les dirigeants du peuple.

Il est sans doute question du roi David. Souvenez-vous qu’il a reçu la promesse de royauté alors qu’il était jeune et ne faisant pas partie de la famille royale. Dieu nous donne des promesses qui semblent trop grandes et irréalisables à nos yeux. Dieu est capable d’accomplir tout ce qu’il annonce sur notre vie. Nous croyons et servons le Dieu de l’impossible.

David avait la promesse et le serment de Dieu mais il a attendu pendant presque une vingtaine d’années. Quelle attente ! David, un jeune homme, il a la promesse merveilleuse que Dieu lui a donné le royaume d’Israël. C’est un roi de nom, il est sans territoire, il n’a pas de trône, il n’a ni bureau, ni personnel. La seule chose qu’il a c’est la promesse. Depuis le jour qu’il a reçu la promesse, sa vie a basculé dans l’univers des épreuves : rejet, combat, manque de logis, tout va mal dans sa vie. La seule chose qui va bien et très bien, c’est la promesse de Dieu. C’est pourquoi il affirme : ‘’ 17 Je ne mourrai pas, je vivrai, Et je raconterai les œuvres de l’Éternel.’’ (v17)

Aux yeux des hommes, la vie de David est brisée en mille morceaux. Il a fait un mauvais rêve, il coule. Ce n’est pas la lecture de Dieu. Pour Dieu, il s’approche du but. Bientôt, il va occuper le trône qui lui a été promis.

Le Psaume 118 célèbre la toute puissance et la fidélité de Dieu. Au temps marqué; Dieu change le cours de l’histoire. Il commence par écarter en un jour, le roi qui était assis sur le trône et le prétendu successeur. Ensuite, il donne au peuple d’Israël un seul cœur pour réclamer David comme roi. Dieu travaille par étape. Une fois établi roi sur 10 tribus; il apprend les règles de la royauté. Il bâtit l’expérience de sept ans. Ensuite, Dieu touche le cœur de la tribu de Juda pour accepter David comme roi. La bénédiction de Dieu est complète. Dieu a promis à David le trône non sur la moitié mais sur tout Israël. Ce qui était comme une hallucination, un rêve lointain est devenu une réalité.

Quatre défis des héritiers des promesses

Voici quatre défis des héritiers des promesses de Dieu.

1-Pour suivre Dieu mais non les promesses

David nous sert de modèle de vie lorsque nous recevons les promesses de Dieu. Il a reçu une belle promesse (1S 16) qu’il règnera sur Israël. Cette promesse était un non sens car Saül était assis sur le trône d’Israël. Rien, même pas une mouche ne l’inquiétait.

Pour David, héritier de la promesse; il nous fait découvrir une vérité importante que je vais vous amener à saisir. Les promesses sont les avantages que l’Éternel promet d’accorder à ses enfants. Les avantages sont comme des accessoires. L’Éternel est la priorité qu’il veut à tout prix gagner. Voici l’ordre que David établit : Dieu d’abord- promesse ensuite.

Le Ps 63 nous sert de modèle de vie des héritiers des promesses.

« O Dieu, tu es mon Dieu ; je te cherche, j’ai soif de toi, je soupire après toi, dans une terre desséchée et épuisée, faute d’eau.
2 Ainsi je te contemple dans le sanctuaire, pour voir ta puissance et ta gloire.
3 Parce que ta fidélité est meilleure que la vie, mes lèvres font ton éloge.
4 Ainsi je te bénirai toute ma vie, j’élèverai mes mains en ton nom.
5 Je serai rassasié comme de graisse et de moelle. Des cris de joie aux lèvres, ma bouche te louera.
6 Lorsque je me souviens de toi sur mon lit, pendant les veilles de la nuit, je médite sur toi,
7 car tu es mon secours, et je crie de joie à l’ombre de tes ailes. 8 Je suis attaché à toi ; ta main droite me soutient. » (Ps 63.2-8)

Les promesses ne nous servent pas de position d’un bras de fer avec Dieu. Au contraire, David évoque une série des verbes qui indique que l’Éternel est sa priorité : je te cherche, j’ai soif de ta présence, nuit et jour, je crie à toi, j’élève mains, je vais dans le sanctuaire pour chanter des cantiques.

Dieu travaille à l’accomplissement des promesses qu’il nous a faites. Nous cherchons Dieu et nous restons dans sa présence.

Jésus nous enseigne ce même principe dans le Nouveau Testament : « 33 Cherchez premièrement son royaume et sa justice, et tout cela vous sera donné par–dessus. » (Mt 6.33)

Il faut que les héritiers des promesses changent l’ordre des priorités. Plusieurs ont reçu les promesses, ils ont arrêté leur vie au carrefour des réceptions et attendent l’accomplissement. Jésus nous enseigne de continuer à suivre Dieu et de faire de Dieu notre priorité (mettre Dieu devant nous et la promesse en deuxième position).

L’apôtre Paul nous sert aussi d’exemple. Il avait reçu les promesses. Mais il dit :

« 9 Mon désir est d’être trouvé en lui, non pas avec une justice que j’aurais moi–même acquise en obéissant à la Loi mais avec la justice qui vient de la foi en Christ et que Dieu accorde à ceux qui croient.
10 C’est ainsi que je pourrai connaître le Christ, c’est–à–dire expérimenter la puissance de sa résurrection et avoir part à ses souffrances, en devenant semblable à lui jusque dans sa mort,
11 afin de parvenir, quoi qu’il arrive, à la résurrection d’entre les morts.
12 Non, certes, je ne suis pas encore parvenu au but, je n’ai pas atteint la perfection, mais je continue à courir pour tâcher de saisir le prix. Car Jésus–Christ s’est saisi de moi. 13 Non, frères, pour moi je n’estime pas avoir saisi le prix. Mais je fais une seule chose : oubliant ce qui est derrière moi, et tendant toute mon énergie vers ce qui est devant moi,
14 je poursuis ma course vers le but pour remporter le prix attaché à l’appel que Dieu nous a adressé du haut du ciel dans l’union avec Jésus–Christ. » (Phil 3.9-14)

Paul dit qu’il a reçu les promesses mais il ne court pas après les promesses mais il court pour s’attacher au Dieu qui lui a fait des promesses.

2- Garder la flamme

Le temps d’attente de la réalisation des promesses de Dieu nous entraîne dans la vallée des grosses épreuves. Un long séjour dans la vallée des épreuves amène souvent un découragement face aux choses de Dieu. Dans certains cas, il amène la révolte contre Dieu.

David, l’auteur du Psaume 118 nous sert d’exemple de garder la flamme malgré un long moment d’attente de la réalisation des promesses de Dieu. Il pouvait encore s’écrier avec joie : « 17 Je ne mourrai pas, je vivrai, Et je raconterai les œuvres de l’Eternel. »

Malgré que David avait reçu l’onction royale. Entre le geste prophétique de Samuel sur le futur roi et son intronisation; il s’est passé beaucoup de choses dont vous n’avez peut-être pas envie d’entendre.

  • il a perdu son emploi à la cours du roi, mais il a gardé la flamme dans l’attente;
  • Les circonstances d’un bras de fer avec son beau-père ont occasionnées la séparation avec sa femme Mikal, mais il a gardé la flamme dans l’attente;
  • Il a perdu son logement et ses meilleurs amis, mais il a gardé la flamme,
  • Plusieurs années de fuite, vie dans les déserts et grottes, poursuite, tentatives de supprimer sa vie et il y a souvent échappé, mais il a gardé la flamme;
  • Plusieurs nuits à la belle étoile et se posant des questions sur son avenir, mais il a gardé la flamme.

La flamme est la passion de la présence de Dieu et de son appel. Pour David, aucune épreuve ne peut éteindre la flamme de l’amour de Dieu et de son appel. Je sers Dieu même si sa promesse tarde. J’aime Dieu et je le sers même quand tout va mal. J’aime Dieu et je donne le meilleur de ma vie même quand j’ai tout perdu : biens, santé, dignité, etc. C’est la devise des héritiers des promesses.

Ceux et celles qui gardent la passion de la présence de Dieu et son appel à l’instar de l’apôtre Paul qui pose la question pertinente : qu’est-ce qui me séparera de l’amour de Dieu? Il donne lui-même une réponse que je souhaite que tu en fasses tienne :

« 35 Qui nous séparera de l’amour du Christ ? La détresse, l’angoisse, la persécution, la faim, le dénuement, le péril, ou l’épée ? 36 Ainsi qu’il est écrit : A cause de toi, on nous met à mort constamment. On nous considère comme des moutons qu’on égorge. 37 Mais dans toutes ces choses, nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés. 38 Car je suis persuadé que ni mort, ni vie, ni anges, ni principats, ni présent, ni avenir, ni puissances, 39 ni hauteur, ni profondeur, ni aucune autre création ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu en Jésus–Christ, notre Seigneur. » (Rm 8.35-39)

Tu es un vainqueur. Les imprévues que tu vis depuis quelques années ne peuvent avoir un dernier mot sur ta vie. Garde la flamme.

3- Triompher de la pression d’attendre

À la promesse de Dieu est liée l’attente. L’attente apporte une grande pression sur l’héritier de la promesse :

  • est-ce demain,
  • dans trois mois,
  • dans un an,
  • dans six ans ?
  • Est-ce que je me suis trompé la parole que je crois fermement être la promesse de Dieu pour ma vie ?

En plus de ces questions que je viens d’évoquer, j’ajoute aussi un autre type catégorie des questions, comment gérer

  • la pression de notre âge qui avance pour nous marier,
  • la pression d’avoir des enfants avant un certain âge,
  • la pression des créanciers qui ont déposé notre dossier au bureau de recouvrement,
  • La pression de réussir son examen de l’ordre de…..
  • d’assurer le retour à l’école des nos enfants, etc.

Pendant le temps d’attente Dieu nous inscrit à une meilleure école de formation. Dans cette école, Dieu est le seul professeur; Celui qui fixe la matière à étudier. Au programme de cours, il y a 7 cours importants comme matière de base pour jouir pleinement de ses promesses une fois accomplies :

  • La patience (dans ce cours, il y a de chapitres (écouter Dieu, discerner ses saintes voies, équipement)
  • La confiance,
  • S’approcher et mieux connaître Dieu,
  • Obéissance,
  • Fidélité,
  • Brisement,
  • Émondage,

La pression amène beaucoup de tension intérieure qui conduit à l’épuisement spirituel et physique. Parfois lorsque la pression est mal gérée elle conduit à des erreurs de choix, à trouver des raccourcis, à fabriquer soi-même sa bénédiction et coller l’étiquette ‘’from God, blessing ’’ à s’engager dans la voie qui n’est pas de Dieu, perdre le feu de sa présence ou à l’abandon de la foi. L’erreur d’Abraham dans la naissance d’Ismaël est un témoignage qui parle au peuple de Dieu de tous les temps. (Gn 16)

4- Continuer à croire à l’impossible

La promesse de Dieu annonce de grandes choses que Dieu va faire dans notre vie. Lorsque nous recevons cette révélation pour la première fois, notre cœur bondit de joie et nous rendons gloire à Dieu. Nous nous mettons directement en position de receveur.

Est-il que jour après jour, la réalité de notre vie nous rattrape et soulève des questions importantes :

  • Est-ce que tu crois à ce que tu as entendu?
  • Comment cela est possible alors que ton âge avance, tu n’as même pas un sou dans tes poches?
  • Petit à petit les doutes et la confusion commencent à prendre place.

Raison pour laquelle l’auteur de l’épître aux Romains rend témoignage de la foi d’Abraham :

18 Là où toute espérance paraissait insensée, il a espéré et s’est cramponné avec foi à cette promesse : « Nombreuse sera ta descendance ». Ainsi il est devenu le « père d’une multitude de peuples ». 19 Naturellement, il savait qu’étant presque centenaire, son corps n’avait plus le pouvoir de procréer ; il savait aussi que Sara n’était plus en état d’avoir des enfants. Mais toutes ces considérations ne l’ont pas fait vaciller dans sa foi. 20 S’appuyant sur la promesse divine, il ne succomba pas au doute. Puisant sa force dans la foi, il fit honneur à Dieu, 21 étant pleinement persuadé que Dieu est capable de tenir parole et d’accomplir ce qu’il a promis. (Rm 4.18-21)

Abraham a combattu les doutes et le désespoir en se servant de trois armes :

  • Dieu est capable (Tout Puissant); au levée du soleil et à son coucher, il ne cessait de dire à son cœur : mon Dieu est capable. Sa puissance transcendait les lois de la nature et de la science,
  • La promesse relève de la foi non de la connaissance (science),
  • Changer le langage pour parler positivement de ce que Dieu est entrain de faire,

Conclusion

Dieu a un plan pour ta vie. Dans son amour, il ouvre des fenêtres pour te révéler des choses merveilleuses qu’il prépare pour ta vie. Ces révélations s’appellent les promesses de Dieu. Le grand Dieu promet des grandes choses. Il est le Dieu capable de réaliser tout ce qu’il promet.

Aucune promesse n’est impossible devant Dieu. Chaque promesse de Dieu présente des grands défis :

  • S’attacher à Dieu pour ce qu’il est et non pour qu’il accomplisse les promesses;
  • Garder la flamme malgré le temps d’attente;
  • Triompher de la pression que les promesses apportent,
  • Continuer à croire à l’impossible

C’est sans doute le désir de ton cœur. Je t’invite à te lever pour recevoir la prière de renouvellement en vue d’un nouveau départ.

Amen

 

Rév. J. Kabuya Masanka

CEP\ Montréal le 29 juillet 2012

 
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